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Péladeau s'en prend à l'austérité du gouvernement Couillard

Le Parti québécois entend faire de la lutte contre l'austérité et des politiques du gouvernement Couillard son principal cheval de bataille.

C'est ce qu'a martelé le chef Pierre Karl Péladeau au Conseil national du parti qui se déroule à Sherbrooke en fin de semaine et qui porte sur le nouveau plan d'action vers l'indépendance.

Selon lui, les Québécois sont de plus en plus insatisfaits des actions du gouvernement libéral de Philippe Couillard.

« Le Parti québécois est celui qui a toujours défendu le service public et nous allons continuer de le faire. Nous ne trouvons pas normal que l'on coupe les services de santé et que l'on augmente la rémunération des médecins. Nous ne trouvons pas normal que l'on négocie inadéquatement, que l'on dévalorise le service public et que l'on démolisse le modèle québécois », a-t-il dit en marge du conseil.  

Le chef péquiste appuie ses propos sur les résultats d'un sondage Léger-Le Devoir-Le Journal de Montréal, paru samedi.

Ainsi, 64 % des Québécois estiment que le gouvernement gère mal les négociations avec les employés du secteur public.

Les mesures d'austérité sont également mal reçues par la population : 55 % des répondants y sont défavorables.

Mais ces insatisfactions ne semblent pas profiter à la popularité du PQ. Le taux de satisfaction envers le gouvernement s'établit à 33 %, mais le PLQ demeure en tête dans les intentions de vote avec 35 % d'appuis, trois points devant le Parti québécois. La Coalition avenir Québec suit avec 20 % d'appuis.

Courtiser les nouveaux arrivants

Au cours de la fin de semaine, les membres du Conseil national du PQ doivent se pencher sur le nouveau plan d'action vers l'indépendance. À ce titre, M. Péladeau a dit qu'il souhaitait se rapprocher des non-francophones, et tenter de séduire les immigrants et les citoyens des communautés culturelles, jusqu'ici peu portés à joindre les rangs souverainistes.

« Cela m'apparaît être essentiel pour la réalisation de notre pays » a-t-il commenté. « On n'a peut-être pas suffisamment mis l'accent sur le fait que l'indépendance, c'est bon pour tous les citoyens, de toutes les communautés », a ajouté le chef péquiste.

Pour la députée Carole Poirier, qui fait partie du comité chargé de bâtir des ponts avec les non-francophones, l'option souverainiste « poigne »pourtant dans les diverses communautés du Québec.

Un désir de séduire qui veut s'étendre jusqu'aux populations autochtones : Ghislain Picard, chef de l'Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador, était l'invité du Conseil. Il a déclaré dans un discours : « Je suis Innu, je suis souverainiste », sous les applaudissements enthousiastes des péquistes.

Cependant, le chef autochtone voulait avant tout signifier ici qu'il était souverainiste des Premières nations, et non du Québec.

Le Conseil national regroupe quelque 350 membres et élus du parti qui tentent de définir de meilleurs outils de promotion de la souveraineté au cours du week-end, notamment dans le but de préparer le terrain du prochain congrès des membres, qui devrait avoir lieu l'an prochain.

Il s'agit du premier Conseil présidé par Pierre Karl Péladeau depuis qu'il est chef du Parti québécois.

La Coalition avenir Québec et le Parti libéral du Québec ont aussi tenu leur conseil général ces dernières semaines.

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