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Pensionnats autochtones : les maires du Canada demandent une journée de commémoration

Des élus municipaux de partout au Canada demandent au gouvernement fédéral d'instaurer une Journée nationale du chandail orange, le 30 septembre de chaque année, pour rendre hommage aux survivants des pensionnats autochtones.

Un texte de François Cormier

Réunis à Winnipeg samedi dans le cadre de la réunion annuelle de la Fédération canadienne des municipalités (FCM), les participants ont estimé qu'il fallait reconnaître officiellement une journée de commémoration, comme l'a fait l'Assemblée des Premières Nations en 2014.

La date du 30 septembre a été choisie parce qu'il s'agit du moment où les enfants autochtones étaient retirés de leurs communautés pour vivre en pensionnats.

Quant au chandail orange, son origine est intimement liée au sort d'une jeune Autochtone, Phyllis Webstad, qui s'était vu retirer le sien lorsqu'elle est arrivée au pensionnat St. Joseph Mission en 1973, à l'âge de six ans. On lui avait alors imposé un uniforme identique à celui que portaient les autres élèves.

« Nous demandons de faire du 30 septembre une journée nationale pour honorer ceux qui ont survécu aux pensionnats autochtones, ceux qui n'y ont pas survécu, mais aussi les générations d'aujourd'hui, qui vivent avec les conséquences de ça. On commence à peine à prendre la pleine mesure du trauma intergénérationnel causé par ces pensionnats et de leur impact sur les familles », explique Joan Sorley, directrice du district électoral F dans Horsefly-Likely-150 Mile House- Sugarcane-Big Lake-Miocene, en Colombie-Britannique.

En décembre 2015, la Commission de vérité et réconciliation recommandait plutôt la mise en place d'une journée fériée. La résolution de la FCM ne va toutefois pas aussi loin.

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