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Persévérance scolaire : le cri du coeur d'un organisme

L'ABC des Hauts Plateaux Montmagny-L'Islet, qui lutte contre le décrochage scolaire, lance un « cri du cœur ». Faute de financement, le centre d'alphabétisation, basé à Saint-Pamphile, a dû mettre fin à des initiatives favorisant la persévérance scolaire.

Une situation inacceptable aux yeux du député péquiste Alexandre Cloutier, qui a donc invité l'organisme à participer, lundi, à un point de presse, à l'occasion des Journées de la persévérance scolaire (du 15 au 19 février).

L'organisme, en collaboration avec la MRC de Montagny et quatre municipalités, a mis sur pied en 2011 le programme ÉcoRéussite, qui vise à augmenter les compétences en lecture des 0 à 8 ans.

Parmi les activités proposées, une biblio mobile (une animatrice en lecture se déplace à domicile avec un bac de livres à prêter), des ateliers parents-enfants et de la lecture partagée (des enfants plus vieux font la lecture aux plus jeunes).

Selon L'ABC des Hauts Plateaux Montmagny-L'Islet, le projet a permis de faire passer le taux de réussite en français en quatrième année du primaire de 50 % en 2011 à 98 %, tous niveaux confondus, en 2014.

ÉcoRéussite a notamment reçu, en juin 2015, le Prix d'excellence de la Fédération des commissions scolaires du Québec.

Depuis le 31 décembre, L'ABC des Hauts Plateaux Montmagny-L'Islet a cessé d'offrir cinq ou six activités des 17 que compte le programme ÉcoRéussite, en raison de la perte de financement.

Selon le centre d'alphabétisation, la biblio mobile sera aussi menacée dès le 30 juin, son financement venant à terme.

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éducation, de recherche et persévérance scolaire, Alexandre Cloutier, demande au ministre de l'Éducation « d'arrêter de couper dans la persévérance scolaire » et de rétablir la totalité du financement.

« On parle de sommes relativement peu importantes par rapport à la totalité de l'enveloppe du ministère de l'Éducation », plaide Alexandre Cloutier, qui rappelle que 73 % des jeunes Québécois qui atteignent l'âge de 20 ans ont un diplôme d'études secondaires, contre 84 % en Ontario.

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