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Philippe Couillard vante la « gestion remarquable » de son gouvernement

Au moment où la Coalition avenir Québec (CAQ) est toujours en tête des sondages, le premier ministre Philippe Couillard assure que l'équipe du Parti libéral du Québec (PLQ) est toujours la mieux placée pour assurer la pérennité des réalisations des quatre dernières années.

Un texte de Hugo Prévost

Pour M. Couillard, l'idée d'un gouvernement majoritaire capable de prendre des décisions dans un climat de stabilité va de soi : « Nous nous trouvons dans un environnement incertain, ce n'est pas le temps de changer le pilote de l'avion », a-t-il déclaré en entrevue à l'émission Midi info, sur les ondes d'ICI Première.

« On pourrait aussi dire qu'avec quatre budgets équilibrés consécutifs, ce n'est pas le moment de changer de comptable », a ajouté le premier ministre.

Pourtant, les 10 années de règne libéral sous Jean Charest n'évoquent-elles pas aussi la Commission Charbonneau et les soupçons de corruption? M. Couillard croit que la période de 2008 à 2012 est plutôt synonyme d'une « gestion remarquable durant l'une des pires crises financières de l'ère récente », où le Québec a su se tirer d'affaire et éviter le creux de la vague.

Aujourd'hui, l'économie du Québec demeure « très sensible à cette instabilité que [le président américain Donald] Trump, notamment, introduit dans le système commercial mondial », a-t-il dit.

Face au locataire de la Maison-Blanche, Philippe Couillard estime qu'il est nécessaire de « former un bouclier contre les instabilités économiques ».

« Il faut être tout le temps prêts à des discussions et des décisions absurdes, et être prêts à réagir », a-t-il ajouté, en dénonçant la récente imposition de tarifs sur les importations d'aluminium et d'acier aux États-Unis.

Dans ce contexte, la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, vante elle aussi la continuité gouvernementale. « Il est important de dire que les mesures que nous avons mises de l'avant, les plans d'investissements qui ont été déposés, tout cela porte fruit », a-t-elle déclaré à RDI Matin.

Vanter le bilan

C'est toujours dans une perspective de continuité que le premier ministre Couillard se dit fier du bilan de son premier mandat comme chef du gouvernement. « Nous avons un mandat très réussi à plusieurs égards, malgré les prédictions apocalyptiques du début de mandat », a-t-il dit.

À l'instar de ce qu'il a déjà mentionné lors d'autres entrevues, la « rigueur budgétaire » imposée par son gouvernement a permis de dégager une « marge de manoeuvre » ayant permis de réinvestir dans les programmes sociaux.

M. Couillard a également évoqué un « bon mélange entre croissance économique, rigueur budgétaire et croissance sociale ». Voilà d'ailleurs ce qu'il entend présenter comme argument aux Québécois pour tenter d'être réélu, le 1er octobre prochain.

Et ce ne sont pas non plus les multiples départs d'actuels députés et ministres qui terniront son enthousiasme à l'approche du déclenchement officiel d'une campagne électorale déjà officieusement lancée.

« Il est effectivement triste de voir nos collègues quitter, mais quelle occasion extraordinaire! Vous avez de jeunes candidats et candidates qui sont mobilisés », a souligné M. Couillard, en évoquant la prochaine candidature de la sommelière Jessica Harnois, annoncée durant la fin de semaine.

Dans cette même perspective, l'arrivée d'un autre « jeune », le président de campagne Alexandre Taillefer, représente elle aussi une occasion de renouveau, croit-il.

M. Taillefer « fait de la politique autrement, a estimé Phillippe Couillard. Il amène avec lui des gens qui sont compatibles avec les valeurs que nous défendons, plusieurs jeunes Québécois s'y retrouvent. [...] Les jeunes nous suivent parce que nous représentons leur société. »

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