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PL 122 : un bon départ selon des élus de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine

Des élus de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine se sont dits satisfaits du projet de loi 122 bien que peu d'argent soit relié aux nouvelles responsabilités de ces « gouvernements de proximité ».

Le maire de la communauté maritime des Îles, Jonathan Lapierre, est heureux du dénouement de plusieurs années de revendication pour une reconnaissance des gouvernements de proximité.

Globalement, est-ce que le projet de loi dans sa formule actuelle est parfait? Certainement pas. Est-ce c’est une avancée? C’est une avancée très certainement.

Jonathan Lapierre, maire de la communauté maritime des îles

Le maire d’Amqui, pour sa part, demeure septique. Bien qu’il soit satisfait de l’entente, il précise que ce n’est qu’un projet de loi pour l’instant. Selon lui, l’imposition d’un bâillon par le gouvernement libéral pour forcer l'adoption du projet de loi 106 sur la politique énergétique et les hydrocarbures, ce vendredi, est un bel exemple des intentions parfois contradictoires du gouvernement.

C'est un bel exemple qu'il manque un bon bout à faire encore pour être conséquent avec ce qu'ils prétendent dire : [accepter] qu’on va être autonome et qu'on va être responsable.

Gaétan Ruest, maire d'Amqui

Rôle des MRC

Les quatre panélistes de l’émission Au cœur du monde ont été unanimes sur le rôle des MRC dans la gestion de l’enveloppe de 100 millions de dollars annoncée. Elle doit être distribuée aux régions par l’intermédiaire de la MRC.

Le gouvernement s’engage à investir dans le développement économique avec la mise sur pied du Fonds d’appui au rayonnement des régions. D'une valeur de 30 millions de dollars en 2017, il passera à 100 millions de dollars annuellement d’ici 2021.

L'abolition des conférences régionales des élus (CRÉ) et des centres locaux de développement en 2015 et le transfert de leurs responsabilités aux MRC, notamment des compétences en matière de développement économique local et de soutien à l'entrepreneuriat, ont demandé des efforts supplémentaires, selon la préfète de la MRC La Côte-de-Gaspé, Délisca Ritchie Roussy. Elle déplore que le manque à gagner soit trop imposant.

Trente millions c’est très peu, mais ça va augmenter jusqu’à 100 millions. Même 100 millions, est-ce que c’est assez?

Délisca Ritchie Roussy, préfète de la MRC La Côte-de-Gaspé

Moins de « paperasserie »

Selon Gaétan Ruest, le choix de faire passer le seuil minimal requis pour octroyer un contrat sans appel d’offres à 100 000 $ est une bonne nouvelle. Ce geste est une reconnaissance des compétences des communautés locales. De plus, les municipalités auront moins de « paperasses » à remplir.

On aurait voulu que le montant monte jusqu’à 500 000 $.

Gaétan Ruest, maire d'Amqui

La plus grande satisfaction du projet de loi 122 pour le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, est la mise sur pied d’un chantier sur le développement économique local et régional. Revoir la stratégie de développement régional était une priorité dont M. Cormier avait fait part lors de la rencontre avec le ministre Sébastien Proulx en juin dernier à Percé.

Mais c’est certain que ça ne va pas être assez [30 millions], c’est pas beaucoup d’argent pour faire rayonner la Gaspésie et les îles.

Allen Cormier, préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie

Le maire d’Amqui, Gaétan Ruest, celui de la communauté maritime des îles, Jonathan Lapierre, ainsi que le préfet de la Haute-Gaspésie, Allen Cormier, et son acolyte, la préfète de La Côte-de-Gaspé, Délisca Ritchie Roussy, étaient les invités à la table ronde sur le projet de loi 122 à l’émission Au cœur du Monde.

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