Dans le cadre de sa campagne, Jason Kenney a loué une salle au club de golf de Millwoods, dans le sud d'Edmonton. Le premier vote des membres du parti de la circonscription d'Ellerslie avait lieu dans une salle voisine.

Le directeur des élections a été saisi de ce qui pourrait constituer une infraction à la règle selon laquelle les candidats ne peuvent être présents « dans ou à proximité » du lieu de vote.

Nous sommes très, très déterminés à conduire une course juste et transparente.

Katherine O'Neil, présidente du Parti progressiste-conservateur

« Les règles sont claires », a insisté la présidente du parti Katherine O'Neil, qui dit avoir demandé personnellement à Jason Kenney de quitter les lieux. « Les choses ont été un peu tendues, mais nous avons fait ce qu'il fallait », a-t-elle commenté au lendemain de la réunion.

Interprétation des règles

« Clairement, le mot "proximité" peut faire l'objet d'une interprétation », répond un communiqué publié sur le site internet de Jason Kenney.

Les candidats ont promis de respecter les règles du parti et verser une caution de 20 000 $.

Jason Kenney « écrase ses opposants depuis qu'il est entré en campagne, c'est une preuve de plus », observe le politologue Duanne Bratt, de l'université Mount Royal.

Jason Kenney affirme que les 15 délégués choisis mercredi soir dans l'association locale d'Edmonton-Ellerslie soutiennent sa campagne.

Il y a trois autres candidats : l'avocat Nelson Byron, l'ancien ministre Stephen Khan et le député provincial Richard Starke.

Les membres du parti éliront des délégués dans toutes les circonscriptions albertaines d'ici au 16 février. Ce sont ces délégués qui choisiront le prochain chef conservateur le 18 mars.

Des partisans de Jason Kenney ont été accusés d'avoir intimidé une autre candidate, Sandra Jansen, lors du congrès conservateur du 5 novembre. Cette accusation est examinée par le parti.

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