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Plusieurs députés d’Ottawa soutiennent les femmes qui dénoncent Patrick Brown

À la suite de la démission de Patrick Brown de son poste de chef du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario dans la foulée d'allégations d'inconduite sexuelle, des députés de la région d'Ottawa ont tenu à montrer leur appui aux deux femmes qui l'ont dénoncé.

Dans une courte conférence de presse mercredi soir, M. Brown a nié en bloc les allégations. Des membres de son parti ont toutefois offert leur soutien aux présumées victimes.

« Je crois les femmes qui ont parlé aux bulletins de nouvelles nationales, parce que c’est une des choses les plus braves qu’une femme puisse faire et je les appuie », a indiqué la députée conservatrice de Nepean-Carleton Lisa MacLeod.

« Évidemment, c’est horrible qu’elles se soient senties de cette façon-là. Je prie seulement pour que personne d’autre ne soit concerné », a ajouté celle qui a déjà affronté Patrick Brown dans la course au leadership du Parti progressiste-conservateur.

Le caucus de la formation politique s’est rencontré mercredi soir pour discuter des allégations. Mme MacLeod a indiqué à CBC que M. Brown avait participé aux discussions, sans toutefois révéler ce qui a été dit.

Dans un communiqué diffusé sur Twitter, le député de Renfrew-Nipissing-Pembroke John Yakabuski a indiqué que « M. Brown a droit à une défense légale et à un processus rigoureux, mais il ne peut pas mener le PCP pour la prochaine élection en raison de ces allégations ».

Les conservateurs ontariens doivent choisir un chef intérimaire vendredi. Lisa MacLeod n’a pas indiqué si elle se porterait volontaire pour occuper ces fonctions.

Réactions du Parti libéral

Des députés du Parti libéral ont aussi tenu à souligner jeudi la décision des femmes au coeur des allégations.

« Nous avons beaucoup de respect pour le courage de ces deux jeunes femmes qui se sont manifestées et pour toutes les autres depuis les derniers mois qui partagent ce qu’elles ont vécu », a indiqué Marie-France Lalonde, députée d’Ottawa-Vanier et ministre des Affaires francophones.

« C’est problématique, ce genre de choses ne peut pas se produire », a ajouté John Fraser, député d’Ottawa-Sud, après l’annonce d’un investissement de 63 millions dans les nouvelles technologies en Ontario.

« La chose la plus importante pour nous est de créer un espace où les gens se sentent en confiance pour pouvoir dénoncer ce genre d’expériences », a-t-il ajouté, en mentionnant que des inconduites sexuelles ne sont acceptables dans aucune sphère d’activités.

Avec les informations de Gilles Taillon et de CBC

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