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Politique multilingue : Toronto pourrait accorder la priorité au français

Une motion pour déterminer si l'ajout du français aux services de la Ville est adéquat dans la politique multilingue est à l'ordre du jour du Conseil municipal de Toronto. Mais elle doit être approuvée par les deux tiers des voix.

Un texte de Lyne-Françoise Pelletier

Les élus municipaux se sont prononcés sur la politique multilingue de la Ville en mai 2017. Plus d'une douzaine de conseillers dont Norm Kelly, président du comité consultatif francophone, et le maire John Tory, étaient absents au moment du vote.

Cette nouvelle politique exclut le français des services et communications de la ville sauf en cas d'urgence, la raison étant que les municipalités ne sont pas assujetties à la Loi fédérale sur les langues officielles et le français se classe au 14e rang des langues parlées à Toronto.

Le français a les mêmes droits que l'anglais, souligne M. Kelly.

Deux enjeux imprévisibles

Les deux tiers des élus doivent voter en faveur de la motion pour procéder à une révision de la politique multilingue.

C'est un peu inquiétant, dit Gilles Marchildon, coprésident du comité consultatif francophone. Le résultat du vote est imprévisible en dépit de l'appui du maire John Tory et du conseiller Norm Kelly.

Un autre enjeu à considérer : le directeur municipal, Peter Wallace, quitte son poste à la fin du mois. Un nouveau directeur municipal intérimaire entre en fonction à compter du 4 avril.

Le conseiller Norm Kelly s'engage à travailler en coulisses pour accélérer la production d'un rapport favorable au français. Il avoue toutefois que celui-ci ne serait présenté qu'en 2019 compte tenu des prochaines élections municipales.

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