Retour

Pont Laviolette : des pièces datant de 1967 toujours pas remplacées

Certaines pièces du pont Laviolette, qui relie les villes de Trois-Rivières et de Bécancour, sont en place depuis 50 ans. Et ça pourrait être encore long avant qu'elles soient remplacées. Les travaux se font attendre depuis près d'un an.

Un texte de Marie-Pier Bouchard et Maude Montembeault

Le remplacement des suspentes, des câbles d’acier verticaux dans la partie centrale du pont, qui soutiennent le tablier, devait être entamé le printemps dernier.

Mais les travaux n’ont jamais pu commencer en raison de moyens de pression des ingénieurs du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports (MTMDET) pour le renouvellement de leur convention collective.

Le MTMDET soutient qu'il n'y aura pas de dépassement de coûts, mais il n'a pas été possible de valider le tout avec l'entrepreneur à qui le contrat a été octroyé.

Bien que le contrat ait été donné en sous-traitance à une compagnie privée, les ingénieurs du Ministère doivent être présents pour assurer la surveillance.

Sans avancer de montant, le président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec, Marc-André Martin, affirme que cette situation coûte cher aux contribuables et aux entrepreneurs impliqués.

On peut certainement avancer que ça coûte des millions, mettre des chantiers en attente. Ça coûte des centaines de milliers de dollars, dire à des entrepreneurs qu'on reporte le projet.

Marc-André Martin, président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec

Le Ministère mentionne que c'est le seul chantier de la région qui est touché, mais impossible de connaître le nombre total pour l'ensemble de la province.

Le porte-parole, Jean Lamarche, affirme que les travaux du pont Laviolette devraient reprendre en mai 2017, mais rien n'est moins sûr, selon l'Association des ingénieurs du gouvernement du Québec.

Reprise des moyens de pression

« La saison des moyens de pression, qui était suspendue depuis la mi-octobre, vient tout juste de recommencer », dit M. Martin.

Les ingénieurs sont encore à la table de négociations, mais n’excluent pas la possibilité de recommencer une grève des heures supplémentaires et même d'aller jusqu'à la grève générale illimitée.

La prochaine fois qu’on ira en grève, ça va être la totale, on va aller en grève générale.

Marc-André Martin, président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec

Conséquences importantes

Les conséquences d’une telle grève pourraient être majeures, craint Marc-André Martin.

Il explique que les ingénieurs de son association couvrent plusieurs secteurs d’activité au sein du gouvernement.

Si on se fait servir la même sauce que nos amis les juristes de l’État et qu’on part quatre mois en grève, on aura un impact majeur à travers la province.

Marc-André Martin, président de l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec

Le cabinet du président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, refuse de commenter les négociations en cours.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Un oisillon aide son frère à sortir de sa coquille





Rabais de la semaine