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Pour Harper, c'est l'idéologie avant le Canada, estime Justin Trudeau

Le chef du Parti libéral Justin Trudeau a profité de son passage sur le terrain de son adversaire conservateur Stephen Harper, à Calgary, pour l'accuser de gouverner de manière idéologique et nuisible aux intérêts des Canadiens.

Un texte de Marc-Antoine Ménard

D'entrée de jeu, le chef libéral a annoncé ses couleurs, promettant d'apporter du changement à une population « fatiguée d'être tenue pour acquise ». Il a souligné qu'il était « le premier chef national à se rendre à Calgary ».

Justin Trudeau a attaqué le bilan économique de Stephen Harper en Alberta, le liant à un refus de joindre le développement économique à des politiques environnementales. M. Trudeau a cité en exemple l'annonce d'un plan de réduction des gaz à effet de serre par le président américain Barack Obama.

« Nous sommes loin derrière, a déploré le chef libéral. Après une décennie au pouvoir, voici ce que le gouvernement supposément le plus favorable à l'industrie énergétique a accompli : pas un seul pipeline d'importance n'a été construit, nous sommes plus loin que jamais d'une politique substantielle de réduction des émissions de carbone et les sables bitumineux sont devenus le bouc émissaire des changements climatiques sur la scène internationale. »

L'unité plutôt que l'idéologie

Justin Trudeau a aussi laissé entendre que Stephen Harper a gouverné le Canada en ne se préoccupant pas de l'ensemble du pays. « Les Canadiens méritent du leadership qui rassemble et qui cherche à bâtir sur nos nombreux points en commun. Nous en avons assez des chefs qui divisent les gens, qui sèment la discorde et cherchent à marquer des points politiques en exploitant nos différences », a-t-il lancé.

Dans une province qui a récemment élu un gouvernement néo-démocrate, après des décennies de règne des progressistes-conservateurs, le chef libéral a défendu le travail de la première ministre Rachel Notley, que son adversaire conservateur avait attaquée en matinée. Il a affirmé que Mme Notley respecte ses promesses, alors que Stephen Harper est, selon lui, « déconnecté ».

Le chef du Parti libéral a aussi tourné en dérision l'intérêt de ses adversaires pour son apparence ou ses cheveux, dans certaines publicités. « Pendant que mes adversaires se concentrent sur moi, je reste concentré sur les Canadiens et sur un plan qui aide la classe moyenne », a-t-il dit.

M. Trudeau venait appuyer la candidature du libéral Matt Grant dans Calgary-Confederation, une nouvelle circonscription issue du redécoupage électoral. M. Grant y affronte notamment le conservateur Len Webber, un ancien député provincial.

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