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Premier débat du Parti saskatchewanais : les candidats ont du mal à se distinguer

Le premier de six débats dans la course à la chefferie du Parti saskatchewanais s'est déroulé sans accrochage ni grande surprise à Swift Current jeudi soir.

Un texte de Patrick Foucault

Devant quelques centaines de membres du parti, Scott Moe, Alanna Koch, Gordon Wyant, Ken Cheveldayoff et Tina Beaudry-Mellor ont fait valoir leurs points de vue sur une dizaine d'enjeux.

Parmi ces sujets : la taxe de vente provinciale, la légalisation de la marijuana ainsi que la taxe sur le carbone.

Position commune : réévaluation de la taxe de vente provinciale

Les cinq candidats jugent que le gouvernement doit faire marche arrière sur l’imposition de la taxe de vente provinciale sur les primes d'assurance.

Dans son dernier budget, le gouvernement Wall a pris la décision d'appliquer une taxe de vente de 6 % sur les primes d'assurances, mesure qui devait entrer en vigueur dès juillet.

Cependant, en mai, la province reportait la date d'entrée en vigueur de la taxe de vente provinciale sur les primes d'assurance au 1er août.

Scott Moe a indiqué que s'il était le prochain chef, il réduirait la taxe de vente provinciale sur les primes d'assurance. Les quatre autres ont plutôt parlé de réévaluation.

Position commune : conduite avec les facultés affaiblies

La clé pour abolir la conduite avec les facultés affaiblies se trouve dans l'investissement en d'éducation du public sur la question. C'est du moins ce que laissent entendre les cinq candidats jeudi.

Scott Moe a également partagé cette position.

Il a également défendu qu'il ait toujours été très ouvert lorsque vient le temps de parler de son passé, lui qui à l'âge de 18 ans, en 1992, a été condamné pour conduite avec facultés affaiblies.

« Mon passé est qui je suis. Maintenant, nous devons être transparents dans le processus », affirme-t-il.

Position commune : contre une taxe sur le carbone

Chaque candidat partage le même point de vue que le chef actuel du parti Brad Wall : il faut s'opposer à une taxe fédérale sur le carbone.

Toutefois, les aspirants-chefs croient qu'il faut modifier l'approche avec Ottawa sur cet enjeu.

« Il y a plusieurs enjeux constitutionnels dans cette situation », soutient Gordon Wyant.

Alanna Koch et Ken Cheveldayoff proposent de présenter à Ottawa une approche « faite en Saskatchewan », qui serait pensée localement.

Positions différentes : rééquilibrer le budget

Tous les candidats n'ont pas la même vision pour un budget équilibré.

Si Ken Cheveldayoff, Scott Moe et Gordon Wyant approuvent l'objectif du gouvernement d'en arriver à un équilibre budgétaire d'ici trois ans, les deux autres candidates croient que la province doit se donner davantage de temps.

Alanna Koch croit que le budget doit être rééquilibré sur quatre ans. « Nous devons encore prendre des décisions difficiles, par exemple sur ce que nous voulons faire avec la taxe de vente provinciale », indique-t-elle.

Quant à elle, Tina Beaudry-Mellor vise un budget rééquilibré sur cinq ans. Elle propose aussi la présentation d'un budget aux deux ans. « Nous n'avons jamais vraiment discuté des différents objectifs qu'ont certains des ministères », soutient la candidate.

Positions différentes : santé mentale

Si les cinq candidats s'entendent sur le fait qu'il faut mettre davantage d'efforts pour aider les personnes atteintes de problèmes de santé mentale, la façon pour le faire varie entre certains candidats.

Gordon Wyant et Ken Cheveldayoff soutiennent que davantage d'argent doit être investi dans les efforts entrepris par la province.

Tina Beaudry-Mellor, elle, ne croit pas qu'il faut nécessairement investir plus d'argent. Elle propose cependant de mettre l'argent dans d'autres initiatives, comme la création d'un système de soutien en ligne.

Quant à Scott Moe et Alanna Koch, ils affirment qu'il est nécessaire de centraliser les services pour venir en aide aux personnes qui souffrent de problème de santé mentale.

Positions différentes : légalisation de la marijuana

Scott Moe, Alanna Koch et Gordon Wyant s'entendent tous les trois pour dire qu'Ottawa ne laisse pas assez de temps aux provinces pour se préparer à la légalisation de la marijuana l'été prochain.

Ken Cheveldayoff, lui, s'oppose à légalisation.

« En tant que parent, je suis très préoccupé par l'initiative. On semble avoir différentes positions à ce sujet », soutient-il.

Tina Beaudry-Mellor, elle, indique au contraire être d’accord avec la légalisation, à condition que celle-ci soit bien menée.

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