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Première semaine de campagne : « On suit notre plan, tout simplement », dit Labeaume

C'est en ces mots que le chef d'Équipe Labeaume commentait vendredi la première semaine de campagne. « On suit notre plan, mais c'est long une campagne » a ajouté Régis Labeaume.

Une analyse de Louise Boisvert

Le maire sortant a été plus que présent dans les médias en cette première semaine de campagne. Il a convoqué les médias tous les jours, parfois deux fois par jour. Pas question de laisser toute la place à ses adversaires.

Plus souvent qu'autrement, il a dû défendre son bilan des dix dernières années et répondre aux attaques.

Répondre aux attaques

Équipe Labeaume a dû répliquer une première fois dans le dossier des finances et de la taxation. Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, prétend que le maire sortant a profité de la hausse de l'évaluation foncière pour soutirer plus d'argent aux contribuables. Ce qu'il appelle la « taxe Labeaume ».

L'image est forte, même si la démonstration faite par le jeune parti en conférence de presse laissait à désirer.

Puis, il y a eu le dossier d'Anacolor. Le maire sortant a dû démontrer que la ville a déposé une offre plus alléchante que celle proposée par son adversaire dans la course, la chef de Démocratie Québec, pour forcer l'entreprise de peinture à quitter le quartier de Cap-Rouge.

Et vendredi, il a employé la méthode forte pour répondre aux problèmes de congestion aux abords du Centre Vidéotron. Les ratés survenus mercredi soir lors du match présaison entre le Canadien de Montréal et les Maple Leafs de Toronto alimentaient les radios depuis presque 48 heures.

Régis Labeaume a décidé que dorénavant, il y aurait un maximum de préposés au stationnement, peu importe la foule attendue. La facture sera envoyée au gestionnaire de l'amphithéâtre, QMI.

Améliorer la qualité de vie

Au-delà des attaques, Régis Labeaume avait bien peu à offrir dans ses engagements pour faire oublier les attaques de ses adversaires. Les parcs, les jardins et le verdissement du boulevard Hamel, ça s'inscrit dans sa volonté d'améliorer la qualité de vie des citoyens.

Cela ne suscite pas beaucoup de débats et c'est vite oublié.

Même son engagement de convaincre le gouvernement de refaire ses devoirs dans le projet de la phase 4 de la Promenade Samuel-de-Champlain manquait de mordant et d'envergure, comme s'il s'agissait d'une formalité.

Le maire sortant avait vendu la mèche il y a quelques mois. Cela sentait le réchauffé.

Solidarité régionale

Là où il n'a pas dérogé, c'est dans le dossier du troisième lien. Le chef de Québec 21 a tendu la main aux maires de la région pour ne parler que d'une seule voix dans le dossier. Régis Labeaume reste sur ses positions. Il demande encore à être convaincu.

Chaque fois que Régis Labeaume répond à ses adversaires, il sort de sa zone de confort. C'est justement ce que ses adversaires recherchent.

On l'a senti plus prudent qu'à l'habitude.

Si le maire sortant dit suivre son plan de campagne, il aura quand même été forcé de dévier de sa trajectoire à quelques reprises.

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