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Prix sur le carbone : le Nouveau-Brunswick pressé de partager son plan

Des groupes environnementaux et industriels urgent le premier ministre Brian Gallant à dévoiler son plan sur la tarification du carbone l'an prochain. Huit mois se sont écoulés depuis que le premier ministre Gallant a dit vouloir « un peu plus de temps » pour introduire une tarification sur le carbone.

Qu’ils soient opposants ou en faveur d’une tarification sur le carbone, plusieurs groupes affectés par cette mesure réclament plus de transparence de la part du gouvernement Gallant. Trop peu d'informations existent pour se préparer, déclarent-ils

Le premier ministre a dévoilé son plan sur le climat il y a huit mois, annonçant notamment une tarification sur le carbone qui viserait à réduire les émissions de CO2.

Le plan ne précisait toutefois pas si le Nouveau-Brunswick comptait imposer une taxe sur le carbone, ce qui augmenterait les prix aux consommateurs à la pompe, ou s’il créerait un système de plafonnement et d’échange (« cap and trade »), entraînant une hausse de prix indirecte axée sur les entreprises émettrices de carbone.

Selon Brian Gallant, la province utiliserait les revenus de ce programme pour lutter contre les changements climatiques, ou mitiger leur impact.

Opposants et partisans veulent des prévisions

Le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick soutient ce genre de tarification, contrairement à Manufacturiers et Exportateurs du Canada, une organisation industrielle qui s’oppose au projet. Pourtant, ils s’entendent tous deux sur le besoin d’informer ceux qui seront affectés par les mesures.

Le vice-président local de Manufacturiers et Exportateurs du Canada abonde dans le même sens.

Il affirme que son groupe n’a pas été consulté par le gouvernement. « Il se peut qu’ils aillent directement aux entreprises. »

Le ministre de l’Environnement, Serge Rousselle, n’était pas disponible pour une entrevue avec CBC lundi.

Joel Richardson ne voit pas de grande distinction entre un système provincial ou fédéral.

Il indique que les employeurs se heurtent déjà à des coûts plus élevés, en mentionnant les cotisations de Travail sécuritaire NB, des augmentations au salaire minimum et de nouveaux congés fériés.

Plus tôt cette année, le premier ministre de la Nouvelle-Écosse Stephen McNeil a affirmé que les autres provinces de l'Atlantique s'intéressaient au système de plafonnement et d'échange que sa province veut créer.

Pourtant, aucune requête formelle pour se joindre à leur système de tarification n’a été reçue du Nouveau-Brunswick, indique une porte-parole du gouvernement néo-écossais.

Une campagne électorale qui approche

Le gouvernement libéral tentera de se faire réélire en 2018, une année qui coïncide avec l’échéance imposée par Ottawa.

Plus ils attendent pour annoncer leur plan sur la tarification du carbone, plus près de la campagne l’annonce sera faite.

Les progressistes-conservateurs ont déjà annoncé qu’ils s’opposeraient à toute taxe sur le carbone.

« Sans aucun doute, une taxe sur n’importe quoi sera perçue par l’opposition politique comme un enjeu mûr pour le débat électoral », indique Lois Corbett du Conseil de conservation.

Elle dit toutefois que la tarification sur le carbone est le meilleur moyen d’inciter une baisse des émissions de gaz à effets de serre.

D’après un texte de Jacques Poitras, CBC

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