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Projet de centrale sur pause : déception chez les policiers de Québec

La Fraternité des policiers et policières de la Ville de Québec ne voit pas d'un bon œil la mise en veilleuse du projet de construction d'une nouvelle centrale dans le secteur Lebourgneuf.

Un texte de Louis Gagné

« C’est sûr qu’on est déçu [parce que] c’est un projet qui est attendu depuis très longtemps au niveau des membres. Je ne vous cacherai pas que la centrale de police du parc Victoria qui est utilisée actuellement est désuète », a réagi le vice-président de la Fraternité, Patrick Talbot, en entrevue à Radio-Canada.

Il soutient que le report du projet pourrait avoir des impacts sur les négociations visant à renouveler la convention collective des policiers, qui arrive à échéance le 31 décembre.

« Il va falloir imaginer [...] certaines conditions de travail ou certains redéploiements des effectifs alors qu’on ne connaîtra pas les dates auxquelles ça va être mis en place ni de quelle façon ça va être fait », explique-t-il.

Projet « stoppé »

Régis Labeaume a annoncé mardi qu’il mettait le projet de nouvelle centrale de police « sur la glace » en raison des dépassements de coûts.

La relocalisation de la centrale de police du parc Victoria et de la Cour municipale devait au départ coûter 40,75 millions de dollars. La facture atteint maintenant près de 80 millions.

Contrairement au vice-président de la Fraternité, le maire ne s’attend pas à ce que la mise sur pause du projet ait un impact sur les pourparlers entre la Ville et les policiers.

« Écoutez, c'est une histoire de négos là. Tout le monde commence à délimiter son terrain, alors regardez, nous autres, on envisage ça avec beaucoup d'optimisme », a déclaré Régis Labeaume.

Impératif de sécurité

Le maire souhaite prendre quelques mois pour étudier différentes hypothèses qui permettraient de réduire les coûts de la future centrale, y compris le choix d’un nouvel emplacement.

La superficie du terrain qui a été choisi ne permet pas de construire un stationnement sécurisé pouvant accueillir l’ensemble des véhicules du personnel, un élément pourtant essentiel selon Patrick Talbot.

« Quand on entre ou on sort du travail, on n’est pas armés, on est quand même identifiables comme policiers. […] On a déjà vécu de mauvaises expériences à Québec et on ne veut pas en vivre d’autres, que ce soit du vandalisme sur des véhicules ou autres choses », explique le vice-président de la Fraternité.

Avec la collaboration de Louise Boisvert et Olivier Lemieux

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