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Prolongations de visa offertes aux étudiants internationaux touchés par la grève des collèges

Le statut d'immigration des étudiants internationaux qui sont touchés par la grève des collèges publics en Ontario demeurera inchangé, même s'ils ne sont pas aux études, confirme Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

De plus, ils pourront soumettre une demande dans le but de prolonger leur visa d’étudiant si le conflit persiste.

« Les permis d'études comprennent la condition que l'étudiant doit faire des progrès continus vers l'achèvement de son programme », explique Beatrice Fenelon, porte-parole du Ministère. « Cependant, les étudiants étrangers dont les études ont été touchées par le conflit de travail dans certains établissements d'enseignement désignés en Ontario ne seront pas sanctionnés pour avoir été incapables de remplir cette condition, car c'est une circonstance indépendante de leur volonté. »

Les étudiants internationaux qui doivent faire une demande de prolongation devraient joindre à leur demande une lettre du registraire de leur collège confirmant l'impact de la grève, ajoute Mme Fenelon.

John Porter, directeur des admissions internationales du collège George Brown, précise que les permis d’étudiants comprennent une période de grâce de 90 jours et que les prolongations sont fréquentes, même lorsqu'il s'agit d'années d’études normales.

Les finances des étudiants internationaux sérieusement compromises

Malgré ces certitudes, plusieurs étudiants internationaux aux prises avec les conséquences de la grève des collèges ontariens sont extrêmement inquiets. En plus du retard potentiel dans leur processus scolaire et des soucis potentiels de visas, ceux-ci affirment que la possibilité d’un conflit de travail qui se prolonge compromettra inévitablement leurs finances.

Alors que les visas d’étudiant permettent à leurs détenteurs de travailler jusqu’à 20 heures par semaine, ceux-ci ne peuvent établir un horaire de travail avec certitude, puisque les cours pourraient reprendre à tout moment. C’est ce qu’explique Noble Thomas, un étudiant international installé à Thunder Bay, originaire de l’Inde.

« C’est extrêmement stressant », explique l’étudiant en ressources humaines au collège Confederation.

Selon lui, chaque semaine de grève représente une perte nette de 800 $ en frais de scolarité. Il affirme que le gouvernement devrait rembourser ces frais.

De son côté, Kim Smith, directrice adjointe des admissions internationales au collège Humber, affirme que l’idée de potentiels remboursements n’est pas sur la table. « Nous n’en avons pas discuté pour le moment. De toute manière, par le passé, ces décisions se sont prises au niveau gouvernemental, pas par les collèges eux-mêmes. Nous allons donc rester patients. »

Il y a plus de 40 000 étudiants internationaux dans les collèges touchés par la grève dans la province.

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