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Quatre recrues sur lesquelles les partis comptent à Montréal

Plusieurs candidats aux élections du 5 novembre vivront cet automne, à l'Hôtel de Ville de Montréal, une nouvelle expérience de vie démocratique comme élu municipal. Les chefs des deux grands partis, Valérie Plante et Denis Coderre, tentent d'y amener avec eux à la fois des troupes expérimentées et des recrues talentueuses. Voici quatre nouveaux visages qui pourraient les aider dans leur mission.

Texte et entrevues par Benoît Chapdelaine

CATHY WONG, 32 ANS, CANDIDATE DE L’ÉQUIPE CODERRE POUR MONTRÉAL DANS LE DISTRICT PETER-MCGILL (ARRONDISSEMENT DE VILLE-MARIE)

Agente de développement jeunesse aux YMCA du Québec, 2010-2017Présidente du Conseil des Montréalaises, 2013-2017Présidente du Jeune Conseil de Montréal, 2010-2011

Élu actuel dans le district : Steve Shanahan, Vrai Changement pour Montréal

Un souvenir du printemps érable

« Je me suis retrouvée, moi aussi, au coin de Laurier et Saint-Denis avec une casserole, ça a été des moments qui ont formé une grande partie de mon militantisme, de mon intérêt pour la chose politique. »

Le parti

« Depuis que je suis dans le parti du maire, je vois toute la diversité de positions au sein du parti, je vois aussi toute la diversité de parcours, d'expérience, et pour moi, c'est comme devenu une famille naturelle, où on arrive avec tous nos différents bagages et horizons. C'est ça qui fait en sorte qu'on a envie de travailler ensemble et de contribuer à améliorer notre ville. »

Un enjeu

« Actuellement, on a énormément de nouveaux développements de condos, mais qui se réduisent à une chambre. Une de nos aspirations, c'est de pouvoir en développer à plus qu'une chambre. On a énormément d'étudiants internationaux qui arrivent ici et on souhaite également travailler pour avoir davantage de logements étudiants à prix abordable. »

ROBERT BEAUDRY, 35 ANS, CANDIDAT DE PROJET MONTRÉAL DANS SAINT-JACQUES (VILLE-MARIE)

Directeur du Pas de la rue, un organisme d’aide aux personnes seules de 55 ans et plus depuis 2015Directeur général de la Société de développement social de Ville-Marie, 2014-2015

Élu actuel dans le district : Richard Bergeron, Équipe Coderre

Son certificat en histoire de l'art

« Les meilleurs gestionnaires que j'ai rencontrés, ce sont des artistes. Le côté créatif, je le vois, est essentiel quand on est gestionnaire. Ça prend de la créativité, ça prend de l'audace, et je pense que mon certificat en histoire de l'art va amener cela aussi. »

Au sujet de Valérie Plante

« Ce que j'aime, c'est qu'elle parle à tout le monde. Ce n'est pas la chef d'une seule classe de population, ce n'est pas la chef des gens qui trippent sur le vélo, ce n'est pas la chef des entreprises privées, ce n'est pas la chef des groupes communautaires, c'est vraiment une femme qui est capable d'aller chercher toute cette synergie-là. »

Un enjeu : la transformation d’églises inoccupées, comme Sainte-Brigide-de-Kildare

« Ce modèle-là peut se calquer sur d'autres types d'églises, parce qu'on a une perte de patrimoine et des groupes qui ont besoin de logement, mais qui ne peuvent pas utiliser toute une église parce qu’après, la conservation du patrimoine, c'est compliqué. En faisant fragmenter comme cela des églises, oui, ce sont des défis architecturaux, mais tous ces groupes-là vont contribuer après à la préservation du lot commun, du lot patrimonial qui est le parvis, la façade, puis le clocher. »

DAPHNEY COLIN, 43 ANS, CANDIDATE DE PROJET MONTRÉAL DANS LA POINTE-AUX-PRAIRIES (RIVIÈRE-DES-PRAIRIES–POINTE-AUX-TREMBLES)

Avocate spécialisée en droit criminelEx-agente de renseignement au SCRS, 2007-2014

Élu actuel dans le district : Richard Guay, Équipe Coderre

Sa capacité d'écoute

« J'ai travaillé au criminel pendant longtemps. Pour ceux accusés d'une infraction criminelle, c'est gros. Ils déversent tous les faits. Il faut que je réussisse à trouver ce qui est important dans tout ce qu’ils me disent. L'écoute, c'est une de mes forces, puis ensuite décortiquer ce qu’on peut faire ou pas. C'est ma force, mais c'est celle aussi de Projet Montréal. On ne veut pas penser Montréal comme un tout, parce que chaque arrondissement a une personnalité. Une idée ne s’applique pas à tous les arrondissements. »

Les défis du porte-à-porte

« Je pense qu'il y a comme une culture de peur, d'ouvrir la porte à quelqu'un d'inconnu. Mais une fois qu'ils ont ouvert la porte et qu’on commence la jasette, ça va bien. C'est plutôt positif pour Projet Montréal dans ce coin-là. C'est soit qu'ils ne savent pas qu'il y a des élections [ou] s'ils savent, ils ont une opinion. C'est tranché, c'est un défi. »

Un enjeu local : le transport

« La ligne rose va probablement toucher beaucoup plus Rivière-des-Prairies, mais ça va améliorer la situation des riverains. D’avoir une ligne de métro qui s’approche, tout le monde le veut. Juste le fait de leur permettre d'arriver au centre-ville 10-15 minutes plus tôt, ça leur sauve du temps. Souvent, la problématique, c'est qu'on a beaucoup de monde de Repentigny, de la Rive-Nord, qui viennent prendre l’autobus ici. À la moitié de Pointe-aux-Trembles, c'est déjà bondé. Il y a une station de train à Pointe-aux-Trembles et une à Rivière-des-Prairies, mais le coût est le double. »

HADRIEN PARIZEAU, 27 ANS, CANDIDAT DE L’ÉQUIPE CODERRE DANS SAINT-SULPICE (AHUNTSIC-CARTIERVILLE)

Étudiant en sciences politiquesPetit-fils de l’ex-premier ministre Jacques ParizeauEx-président de l'Association du Parti québécois dans la circonscription de Crémazie (devenue Maurice-Richard)Ex-président de l’Association étudiante du Collège AhuntsicFondateur d’un club d’athlétisme dans Ahuntsic-Cartierville

Élu actuel dans le district : Pierre Desrochers, d’Équipe Coderre, qui prend sa retraite

Pourquoi pas le Parti québécois?

« Je ne suis pas en train de dire que je n’irai jamais au Parti québécois, honnêtement. Je suis en train de dire qu’aujourd’hui, je me lance en politique municipale. J’espère être élu le 5 novembre, je me lance pour quatre ans, je verrai pour la suite. »

Le vote des jeunes

« La grève [étudiante] de 2012 a démontré que quand une génération se sent interpellée par un enjeu, elle est capable de se mobiliser. Il y a des jeunes que ça va être leur premier vote, je trouve cela important de les mobiliser à voter pour moi. Ils sont moins interpellés, mais il faut les interpeller, les dynamiser dans les enjeux politiques. »

Une promesse : des serres éducatives de fruits et légumes

« Dans les écoles primaires et secondaires de l’arrondissement, les jeunes parlent beaucoup de faire pousser quelque chose. On s’est dit qu’on pouvait permettre à ces jeunes-là d’aller plus loin dans leur réflexion en mettant en place des serres éducatives. On s’est dit que ça va favoriser aussi l’émergence d’un certain retour à la terre, qui est quand même d’actualité. »

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