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Québec a dépensé près de 2 millions pour promouvoir son budget

Vous les voyez à la télévision, sur le web et dans les journaux et vous les entendez à la radio. Les publicités du gouvernement du Québec pour vanter son budget 2017-2018, déposé en mars, ont coûté au moins 1,7 million de dollars aux contribuables.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

La vaste campagne publicitaire met l'accent sur les priorités du plan économique du gouvernement, soit la réussite scolaire, la santé et la création d’emplois, à travers les dialogues de comédiens.

Dans l’une des publicités télévisées, par exemple, on peut voir une mère de famille lire le journal, puis dire à son conjoint : « Il va y avoir 7200 personnes de plus pour soutenir les enfants dans les écoles! » Et son conjoint de répondre : « Hum, c’est bon pour la réussite des jeunes, ça! »

Une première demande d’accès à l’information a révélé que les coûts associés à ces publicités s’élevaient à 1 662 141 $ pour la période du 28 mars au 14 mai. Quatre jours plus tard, selon des renseignements obtenus par Radio-Canada au moyen d'une seconde demande, ils atteignaient 1 719 539 $.

Les sommes associées au placement médiatique augmentent donc de jour en jour.

Au Cabinet du premier ministre, on explique que les enveloppes budgétaires destinées aux publicités gouvernementales sont semblables d’année en année.

« On fait des choix en fonction des messages gouvernementaux que nous souhaitons faire entendre. À un moment donné, quand les péquistes étaient au pouvoir, ils ont par exemple fait une campagne publicitaire sur la charte des valeurs », a affirmé Charles Robert, le porte-parole du Cabinet.

Un mélange des genres

La Coalition avenir Québec y voit un mélange des genres. « Le gouvernement a tendance à mélanger l’information et la propagande du Parti libéral du Québec, surtout à l’approche des élections », soutient Éric Caire, porte-parole en matière d'efficacité de l'administration publique. Il exige la fin de cette façon de faire.

Sur Twitter, la députée Catherine Fournier, du Parti québécois, s’est aussi désolée des coûts importants de cette campagne. « Et pendant ce temps, on coupe dans l'aide alimentaire aux enfants démunis dans les écoles... », a-t-elle écrit sur le réseau social.

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