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Québec a presque atteint son objectif d'éliminer 1300 cadres dans le réseau de la santé

L'objectif d'éliminer 1300 cadres dans le réseau de la santé du Québec d'ici 2018 est presque déjà atteint. Selon le ministre de la Santé Gaétan Barrette, au 31 mars 2016, 1140 postes de cadres auront été supprimés, soit près de 90 % de l'objectif fixé.

Un texte de Davide GentileTwitterCourriel

Le ministre de la Santé du Québec croit que la cible d'éliminer 1300 postes sera atteinte presque deux ans avant la date butoir qu'il s'était fixée l'an passé. Cette réduction va de pair avec l'adoption de la loi 10, qui a fait passer de 182 à 34 le nombre d'établissements.

Des 1140 postes de cadres en moins, 424 sont qualifiés de « départs ». Ces employés sont simplement « partis faire autre chose », estime le ministre Barrette. En outre, 334 prennent une retraite ou une préretraite qui n'engendre pas de coûts supplémentaires pour l'État. Et 382 cadres ont obtenu une prime pour se prévaloir de leur préretraite de type « départ anticipé ».

Des économies de 130 millions de dollars

« Il y a une obligation budgétaire à inscrire pour la prochaine année », reconnaît Gaétan Barrette qui ne peut préciser les coûts rattachés à l'opération. Mais le ministre estime que les économies globales sont considérables. « Un cadre grosso modo génère un coût de 100 000 $ par année. Donc évidemment, c'est environ 130 millions », ajoute-t-il, en évoquant des économies annuelles récurrentes qu'il pense obtenir dès la prochaine année budgétaire.

Les associations qui représentent les cadres du réseau ont maintes fois prédit que les fusions d'établissements et la réduction du nombre de cadres allaient causer des problèmes.

Le ministre semble satisfait de la réaction des gestionnaires du réseau face à la nouvelle réalité administrative. « Les gens qui sont responsables sont très motivés et très impliqués dans leur milieu. » Il vante l'énergie des administrateurs d'établissements. « Ça fait en sorte qu'il n'y a pas d'apocalypse parce que les gens mettent l'épaule à la roue. »

Selon lui le virage qu'il a lancé dans le réseau se déroule bien. « Ça va, à mon avis, très bien en termes de réforme », affirme-t-il.

Un virage en trois étapes

La fusion des établissements était la première d'une série de trois grandes mesures lancées par Gaétan Barrette. La deuxième est le projet de loi 20 qui exige des changements majeurs d'ici le 31 décembre 2017.

Les médecins doivent accepter de prendre en charge un plus grand nombre de patients. Et ceux-ci doivent être en mesure de voir leur médecin en moins de 72 heures dans 80 % des cas. Ceux qui n'atteignent pas ces objectifs pourraient voir leur rémunération réduite jusqu'à un maximum de 30 %.

Québec souhaite que d'ici 2018, 85 % des Québécois aient un médecin de famille. Actuellement, ce taux est d'environ 70 %. Gaétan Barrette pense qu'il est possible d'atteindre ces objectifs au 31 décembre 2017.

La troisième étape du virage est le financement à l'activité ou « axé sur le patient ». Québec veut établir un montant précis pour chaque traitement. Les hôpitaux seraient rémunérés en fonction de chaque soin offert, au lieu de recevoir une enveloppe globale sur une base historique, comme c'est le cas actuellement. Une vaste opération d'évaluation du coût des soins dans toute la province devrait être lancée sous peu.

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