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Québec annonce 20 millions $ pour lutter contre l’analphabétisme

Le gouvernement Couillard, qui s'est engagé jeudi à faire de la lutte à l'analphabétisme une de ses priorités en éducation, annonce un investissement récurrent de près de 20 millions de dollars pour combattre ce fléau.

« L’analphabétisme ronge nos priorités sociales et économiques. C’est un frein à notre prospérité », a déclaré le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, à l’issue de la consultation nationale sur la réussite éducative qui s’est tenue jeudi et vendredi au Centre des congrès de Québec.

Les nouvelles sommes investies permettront de soutenir les différents partenaires du gouvernement dans ses efforts d’alphabétisation et de réussite éducative. Québec ajoutera notamment un montant de 9 millions de dollars au Programme d’action communautaire sur le terrain de l’éducation, qui bénéficie déjà d’une enveloppe de 18,3 millions.

Le gouvernement espère ainsi « consolider le financement des organismes d'action communautaire autonome œuvrant en matière d'alphabétisation, de lutte contre le décrochage scolaire, de raccrochage scolaire et de formation continue ».

L’analphabétisme est une hypothèque personnelle et collective qu’il nous faut lever si on veut poursuivre notre développement et faire face à nos nouvelles réalités changeantes, ici comme dans le monde entier.

Sébastien Proulx, ministre de l'Éducation

Fin de la consultation

La consultation nationale sur la réussite éducative, qui réunissait une centaine de professionnels du milieu de l'éducation, de la petite enfance et du communautaire, a pris fin vendredi matin à Québec. Ces deux journées de réflexion avaient pour objectif de compléter la consultation amorcée en septembre.

Le ministre Sébastien Proulx présentera au printemps le résultat de cette consultation. Il espère lancer la première politique nationale sur la réussite éducative à temps pour la rentrée scolaire 2017.

Autre manifestation

Pour une deuxième journée, des travailleurs du secteur de l'éducation ont manifesté à l’extérieur du Centre des congrès à l'ouverture des travaux. Après les syndiqués de la Fédération autonome de l’enseignement jeudi, c’était au tour des enseignants affiliés à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) de se faire entendre.

Les manifestants soutiennent que certains facteurs importants pour la réussite scolaire n’ont pas été abordés lors de la consultation, notamment les impacts de la concurrence entre les écoles et des programmes particuliers.

La présidente de la CSQ, Louise Chabot, souligne que les élèves les plus favorisés vont dans les projets particuliers ou les écoles privées tandis que de nombreux élèves en difficulté se retrouvent dans les classes régulières, sans les ressources pour les accompagner.

« Ça fait une pression énorme sur la tâche des enseignantes et des enseignants et sur la réussite. Il faut que ça soit pris en compte dans une politique gouvernementale », dit-elle.

La CSQ demande au gouvernement de revenir sur les compressions des dernières années, de réinvestir dans les ressources humaines et de travailler dès la petite enfance.

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