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Québec lance un questionnaire sur les femmes en politique

Les parlementaires à Québec s'intéresseront prochainement aux raisons pour lesquelles bien des femmes n'oseraient pas se lancer en politique, du moins ce pourquoi elles seraient moins tentées que les hommes.

Un texte de Mathieu Dion, correspondant parlementaire à Québec

La Commission des relations avec les citoyens lancera cet automne un questionnaire en ligne sur le site web de l’Assemblée nationale où tous pourront évoquer ce qu’ils considèrent être des obstacles à la présence des femmes sur la scène politique.

Les députés membres de la commission entendront d’abord de nombreux groupes d’intérêts en commission parlementaire, mais ils souhaitaient aussi connaître l’opinion du public.

« Monsieur et Madame Tout-le-monde concernés par la place des femmes, comment ils voient ça? Quels sont les freins? » demande la députée libérale Karine Vallières.

Un tel questionnaire constituerait une première pour une commission parlementaire.

À la lumière des réponses et des propos tenus lors des consultations, les membres de la commission feront ensuite des recommandations à l’Assemblée nationale pour attirer davantage de femmes.

Des solutions

L’idée est de déterminer les modifications concrètes pouvant être apportées au régime actuel, notamment sur la conciliation travail-famille.

Le recrutement des femmes en politique est un enjeu important aux dires de certains partis politiques.

C’est d’ailleurs l’une des raisons invoquées lorsqu’ils refusent de s’engager sur la parité homme-femme au moment de la présentation de leurs candidats en campagne électorale.

En vue de la prochaine élection générale, en 2018, les libéraux et les péquistes misent sur une zone paritaire de 40 à 60 %, alors que les caquistes s’engagent à recruter « le maximum de femmes ». Québec solidaire vise pour sa part la parité, ni plus ni moins.

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