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Québec lancera un chantier sur l'économie de partage

Petite victoire de l'aile jeunesse du Parti libéral du Québec (PLQ). À sa demande, le premier ministre Philippe Couillard a annoncé qu'il lancera un chantier sur l'économie de partage.

Samedi, le conseil général de la formation politique adoptait une résolution de la Commission jeunesse pour le service de transport Uber - une gifle pour le gouvernement, qui avait déposé plus tôt cette semaine le projet de loi 100, qui forcera les chauffeurs d'Uber à acheter ou à louer des permis de taxi.

Au cours d'un débat animé, plusieurs militants ont affirmé que ce projet de loi étouffait la concurrence et envoyait le mauvais message.

Lors du discours de fermeture du conseil général du PLQ, le premier ministre s'est voulu conciliant. « L'économie du partage, c'est beaucoup de choses [...] C'est également des entreprises qui sont de bons citoyens corporatifs, qui agissent avec équité et justice, et qui s'acquittent de leurs charges fiscales », a-t-il dit aux militants libéraux réunis à Drummondville, remerciant les membres de l'aile jeunesse pour leur contribution aux débats.

Le ministère de l'Économie mettra donc sur pied un chantier pour définir le concept de l'économie de partage et doter le Québec de règles d'encadrement « assez souples pour permettre l'apparition de ces modèles », a précisé le premier ministre, lors d'un point de presse.

« Il ne faut pas se retrouver dans une situation où, chaque fois qu'une technologie va apparaître, il faut recommencer le débat à zéro », a-t-il ajouté.

Cependant, pas question de revenir sur le projet de loi encadrant Uber. Le gouvernement est ouvert à des ajustements, mais il ne reviendra pas sur l'essence du projet de loi. 

Par ailleurs dimanche, le RTAM-Métallos, qui représente près de 4000 membres de l'industrie du taxi et du camionnage, a demandé au gouvernement d'adopter le projet de loi 100 le plus rapidement possible, en y retirant toutefois l'idée d'un tarif qui varierait selon l'achalandage.

Les détails de cette consultation, qui pourrait ressembler au chantier de l'économie sociale, seront communiqués prochainement.

Mea culpa de Couillard en éducation

Le premier ministre a fait son mea culpa en éducation. Après avoir tenté depuis deux ans de réformer les structures dans le réseau scolaire, il y renonce et veut maintenant se concentrer sur la réussite scolaire des élèves.

Dans son discours final aux militants, le chef libéral a dit qu'il prendrait maintenant l'exemple des commissions scolaires anglophones.

« Plutôt que nous égarer dans des chicanes stériles sur les élections scolaires et les structures, la vraie façon de poser la question est : les commissions scolaires de langue anglaise ont un taux de diplomation de 85 % et d'autres au Québec s'en approchent aussi. Pourquoi? Est-ce que c'est si compliqué? Non. C'est une question de volonté politique, de courage et de leadership, et on va faire en sorte que ça s'applique pour tous les Québécois. »

Philippe Couillard enterre donc pour de bon son projet de loi 86, qui visait à réformer la gouverne du réseau scolaire. Le texte législatif mettait fin aux élections scolaires et aux commissions scolaires dans leur forme actuelle.

En matinée, les délégués du PLQ ont adopté un nouveau programme en éducation, qui prévoit notamment la maternelle universelle à 4 ans, ainsi que l'école obligatoire jusqu'à 18 ans.

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