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Québec prête à autoriser la location de type Airbnb

La Ville de Québec est prête à autoriser l'hébergement collaboratif de type Airbnb sur tout son territoire, à condition cependant qu'il s'agisse de la résidence principale du locateur.

L’administration municipale a dévoilé jeudi les recommandations du groupe de travail sur l’hébergement touristique. Le maire Régis Labeaume annonce déjà son intention de les mettre en œuvre.

Le groupe propose d’autoriser l’hébergement collaboratif à court terme, soit 31 jours consécutifs et moins. Le locateur devra prouver qu’il s’agit de sa résidence principale pour obtenir une autorisation ainsi qu’un numéro d’enregistrement unique qu’il devra afficher dans toute annonce proposant son logement.

Tout autre type d’hébergement sera considéré comme de l’hébergement commercial. Les locateurs devront alors se soumettre à l’ensemble des obligations légales et fiscales propres au secteur hôtelier (obtention d’un permis municipal, paiement d’une taxe d’affaires, etc.).

« Il n’y a personne qui perd »

Régis Labeaume croit que ce système permettra à la ville de demeurer attrayante auprès des touristes, dont les attentes en matière de logement sont de plus en plus variées, tout en combattant la concurrence déloyale que livrent les locateurs illégaux à l’industrie de l’hébergement commercial.

« Il n’y a personne qui perd. La Ville de Québec va conserver sa bonne réputation [ce qui n’aurait pas été le cas si on décidait] de tout fermer sur l’hébergement collaboratif […] En même temps, on protège l’industrie. Alors tout ça est correct », affirme le maire.

Il prévient que la mise en place des recommandations du groupe de travail sur l’hébergement touristique ne se fera pas du jour au lendemain.

« Une grosse bouchée »

Dans certains cas, la Ville devra aller chercher des pouvoirs habilitants auprès du gouvernement du Québec, explique Régis Labeaume, qui insiste sur l’importance de prendre le temps de bien faire les choses.

« C’est une grosse bouchée. C’est, quelque part, une petite révolution dans l’industrie. Alors oui, on va faire ça le plus rapidement possible, mais ce qui est bien important, c’est de bien le faire parce que c’est le genre de chose que si c’est mal fait, juste au niveau légal, tout peut s’écrouler [ou] être contesté en cour », a-t-il indiqué.

Le maire a précisé que les moratoires sur les permis de résidences touristiques demeuraient en vigueur.

Avec la collaboration d’Olivier Lemieux

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