Retour

Québec propose une enquête publique sur les événements de Val-d'Or

À l'issue d'une deuxième rencontre entre le premier ministre Philippe Couillard et des chefs autochtones, le gouvernement du Québec a annoncé jeudi soir la tenue d'une commission d'enquête publique sur les allégations de mauvais traitements contre des Autochtones à Val-d'Or.

D’après les informations obtenues par Radio-Canada, cette commission n’aura pas pour mandat de refaire l'enquête criminelle sur les agissements des policiers visés par les dénonciations de femmes autochtones. Aucune accusation n’avait été portée contre les six agents de la Sûreté du Québec (SQ) mis en cause.

L'enquête publique se pencherait plutôt sur le racisme systémique et ses causes. Elle commencerait au début de 2017 et durerait un peu plus d'un an.

Le chef de l'Assemblée des Premières Nations pour le Québec et le Labrador, Ghislain Picard, a fait savoir un peu plus tôt qu'il réclamait « une enquête judiciaire indépendante qui aurait une durée de vie d'un an, qui traiterait sur les relations entre les policiers et les membres de notre communauté. Qui se pencherait aussi sur les causes et les situations où il y a de la discrimination ou du racisme systémique ».

Dans leur proposition écrite du 30 novembre dernier, les leaders autochtones demandent au gouvernement du Québec que cette enquête porte sur les 15 dernières années et que le rapport final soit remis au plus tard le 31 décembre 2017.

Les leaders autochtones ont dû mettre de la pression sur Québec. Ils avaient rencontré fin novembre le premier ministre pour lui présenter une proposition écrite et détaillée de ce que pourrait être le mandat d'une future commission d'enquête indépendante.

Philippe Couillard, qui a d'abord écarté une telle enquête, estimant que la commission fédérale était suffisante, a fini par accepter, après moult hésitations, la mise en place d'une commission qui abordera la problématique des relations tendues entre les Autochtones et les corps policiers.

Jeudi après-midi, au moment même où le premier ministre rencontrait les leaders autochtones, la commission de l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées a indiqué qu'elle n'allait pas examiner en profondeur les faits survenus à Val-d'Or. Le communiqué précise aussi que si Québec allait de l'avant avec sa propre enquête, celle-ci serait « hautement complémentaire » au mandat de la commission fédérale.

Avec les informations de Sébastien Bovet

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Cet amateur de hockey gagne 1000$ s'il réussit à marquer





Rabais de la semaine