Les optométristes et le gouvernement du Québec sont parvenus à une entente au sujet de leur participation au régime public d'assurance maladie, selon des informations obtenues par Radio-Canada. L'accord sera présenté aux membres de l'Association des optométristes du Québec samedi, en assemblée générale.

Le gouvernement de Philippe Couillard refuse de confirmer l’information pour le moment.

Quelque 90 % des 1400 optométristes avaient menacé, en début d’année, de se retirer du régime public à compter du 10 mars. Ils se disaient insatisfaits du processus de négociation avec le gouvernement portant sur la grille de hausses tarifaires à fixer pour les années à venir.

Ils avaient même quitté la table de négociations après seulement deux séances.

Le gouvernement du Québec avait répondu par un arrêté ministériel le 16 février, forçant les optométristes à demeurer liés à la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ).

Peu rentable pour les optométristes

En 30 ans, les frais des cliniques d'optométrie ont augmenté trois fois plus que la rémunération à l'acte. Un écart qui s'explique mal, puisque les optométristes ont investi pour offrir des services auparavant réservés aux médecins et aux ophtalmologistes.

Cela est payant pour le gouvernement et accessible pour les patients, mais c’est loin d'être rentable pour l'optométrie, confiait en janvier dernier à Radio-Canada Guillaume Fortin, optométriste à la Clinique Optik Maltais, à Jonquière.

Le président de l'Association des optométristes du Québec, Steven Carrier, expliquait notamment que les optométristes doivent débourser de leur poche pour les examens de la vue des personnes de moins de 18 ans et des aînés. Il donnait en exemple la somme de 42 $ exigée en moyenne pour un examen de la vue, alors que, selon le guide tarifaire de son association, cette somme atteint 95 $ dans le secteur privé.

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