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Québec s'entend avec ses constables spéciaux et ses gardes du corps

Une entente de principe a été conclue entre Québec et le Syndicat des constables spéciaux du gouvernement (SCSGQ) ainsi qu'avec l'Association professionnelle des gardes du corps du gouvernement.

L’accord, d’une durée de cinq ans, fixe le salaire et les conditions de travail des 400 préposés au service d'ordre et de la soixantaine de gardes du corps.

Une augmentation de base de 5,25 % leur est notamment accordée, comme à toutes les personnes faisant partie du front commun des employés de l’État, en plus d’une augmentation de 1,5 % à titre d’agent de la paix.

De plus, les gardes du corps recevront dès 2019 une prime de 4 % pour « la grande disponibilité dont ils doivent faire preuve dans leur travail », a indiqué le président du Conseil du Trésor, Pierre Moreau, en conférence de presse.

Les hausses salariales s'apparentent à celles consenties aux contrôleurs routiers, aux agents des services correctionnels et aux policiers de la Sûreté du Québec.

Indiquant que, en comptant cette entente, le gouvernement a pour le moment réglé les conventions collectives de 510 000 de ses employés, soit 96 % de son personnel syndiqué, le ministre Moreau s’est réjoui des négociations qui se sont terminées vendredi.

« Nous sommes parvenus à une entente à force de travail, de dialogue et de respect mutuel […] Dans cette négociation, les obstacles étaient nombreux, à commencer par le fait qu’elle se tenait dans le cadre d’un régime spécifique qui ne permet pas le droit de grève, comme c’est le cas pour la Sûreté du Québec, les agents correctionnels et les contrôleurs routiers », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, les représentants syndicaux des deux groupes semblaient eux aussi plutôt contents des conditions obtenues pour leurs membres.

« Ça a été deux ans et demi de négociations pas faciles, mais qui ont été faites avec respect et franchise […] Nous sommes très contents de cette entente. Selon moi, c’est une entente qui est juste, équitable et qui répond à nos besoins, du moins sur le terrain », a notamment commenté le président du Syndicat des constables spéciaux du gouvernement, Frank Perales.

Les négociations n'ont pas été faciles, a-t-il rappelé, saluant l'intervention du ministre Moreau qui « a fait débloquer les choses; ç'a été un tournant dans les négociations ».

Le président de l'Association professionnelle des gardes du corps du gouvernement du Québec (APGCGQ), Éric Létourneau, a quant à lui qualifié les négociations de « fermes, parfois coriaces, ardues et complexes, mais toujours respectueuses ».

L’entente doit maintenant être soumise au vote des membres des deux groupes syndicaux. Les détails demeurent entre-temps confidentiels.

D'autres négociations en suspens

Le casse-tête des négociations entre l'État québécois et ses employés est presque complet, sauf avec les juristes de l'État, où les négociations sont dans l'impasse.

« Je pense qu'on est rendu pas mal à la fin de nos discussions », a déploré le ministre Moreau, en faisant le point sur les négociations globales.

Les nouvelles sont meilleures du côté des ingénieurs, avec qui une rencontre est prévue dès ce mardi.

Trois autres groupes restent à être réglés, soit les membres du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), ceux du Syndicat des agents de protection de la faune du Québec (SAPFQ) ainsi que les employés de la Régie des installations olympiques.

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