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Québec solidaire et Option nationale unissent leurs destinées

Les pourparlers en vue d'une fusion entre les partis souverainistes Québec solidaire (QS) et Option nationale (ON) ont finalement débouché sur une entente.

Le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, et le chef d'Option nationale, Sol Zanetti, ont annoncé jeudi après-midi la conclusion d'un accord en vue d'une fusion de leur formation politique respective.

Il s'agit toutefois d'une entente de principe, puisque les militants et membres des deux partis devront entériner leur fusion lors de leurs congrès respectifs, en décembre prochain.

« Si les membres de Québec solidaire et d’Option nationale approuvent en congrès le projet de fusion que nous leur présentons aujourd’hui, non seulement nous retrouverons-nous dans une famille politique élargie, ayant un engagement clair et courageux envers l’indépendance, mais nous aurons ensemble rapproché le mouvement indépendantiste de son objectif, en faisant passer la patrie avant les partis », a déclaré M. anetti en conférence de presse.

« Le parti unifié conservera le nom de Québec solidaire, mais procédera à une refonte de son identité visuelle », a déclaré M. Nadeau-Dubois en précisant que la formation continuera de dénoncer le néolibéralisme économique et de faire la promotion de l’indépendance du Québec.

Lors du congrès de décembre prochain, QS proposera une modification de son programme « afin de modifier les modalités de sa proposition d’assemblée constituante » pour la remplacer par une constitution d’un pays québécois. Le programme du parti sera également révisé au congrès suivant les prochaines élections générales (2018) afin de procéder à des arrimages avec le programme d’Option nationale.

Les porte-parole de QS appuieront la candidature de trois membres d'ON lors de l'investiture dans trois circonscriptions « des plus favorables, non détenues par QS », en prévision des prochaines élections. L'un de ces appuis ira au chef d'ON, Sol Zanetti, et au moins un autre sera réservé à une femme.

Option nationale deviendrait un collectif politique au sein de QS et deux sièges de son comité de coordination nationale lui seraient réservés. Le collectif serait chargé d’organiser annuellement une université sur l’indépendance en plus de développer des outils de mobilisation et de promotion de l’option constitutionnelle souverainiste.

Les deux partis avaient amorcé les discussions entourant leur fusion en juin dernier et s’étaient donné jusqu’à cet automne pour arriver à un accord.

Les membres de Québec solidaire avaient accepté d'ouvrir le dialogue sur une possible fusion avec Option nationale en mai 2017. Ils s’étaient aussi entendus pour discuter d'un rapprochement avec le Parti vert, mais avaient rejeté une éventuelle alliance avec le Parti québécois.

Des doutes avaient aussi été soulevés dans les rangs d'Option nationale pendant la phase de négociation avec Québec solidaire, notamment sur la solidité de l'engagement indépendantiste de ce parti.

Plusieurs membres d'ON estimaient également que QS avait plus à gagner en s'alliant à ON que l'inverse.

Le parti Option nationale, fondé par l'ex-député péquiste de Nicolet-Yamaska Jean-Martin Aussant, compte environ 2000 membres et a obtenu moins de 1 % des votes aux dernières élections générales québécoises.

En rupture avec la chef Pauline Marois, Jean-Martin Aussant avait quitté le PQ en 2011 pour fonder Option nationale, parti qu'il a dirigé pendant deux ans avant de quitter la politique pour occuper un emploi à Londres.

Les libéraux et la CAQ grands gagnants de cette alliance, déplore Lisée

Questionné sur l'impact de cette alliance pour le PQ lors des prochaines élections, son chef Jean-François Lisée s'est dit peu inquiet, considérant le faible appui populaire à Option nationale.

« On est en bas de la moitié de 1 % », a-t-il fait valoir.

Le réel impact, selon le chef péquiste, demeure cependant la division des forces indépendantistes, qui ne profite qu'à la CAQ et au PLQ.

« Québec solidaire et Option nationale, séparés ou ensemble, ce qu’ils font, c’est aider des caquistes et des libéraux à gagner des comtés. […] M. Couillard et M. Legault sont très heureux. Ils espèrent qu’ils soient présents dans tous les comtés, ils espèrent qu’ils nuisent au vote péquiste. », a soutenu Jean-François Lisée.

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