Retour

Québec solidaire prêt à en découdre avec Gaétan Barrette sur les conditions de travail en santé

Les députés solidaires veulent talonner le gouvernement sur les conditions de travail en santé et sur l'éducation alors que débute mardi une nouvelle session parlementaire. Ils se préparent aussi en vue des élections avec un plan, sur quatre ans, pour en finir avec les subventions publiques dans le réseau des écoles privées.

En caucus à l'Assemblée nationale, les députés Gabriel Nadeau-Dubois et son collègue Amir Khadir ont clairement indiqué à qui iraient leurs premières salves, le ministre libéral de la Santé, Gaétan Barrette.

« Malheureusement, dans l’actualité récente, on a encore une fois vu des exemples de travailleurs et de travailleuses au Québec qui ont de la difficulté à joindre les deux bouts et qui sont littéralement en train de péter au frette dans leur milieu de travail, car leurs conditions de travail ne sont pas respectueuses de leurs droits », a prévenu Gabriel Nadeau-Dubois.« Mon ami Gaétan ne connaît pas la réalité du terrain, la réalité que vivent les infirmières et les patients », a lancé Amir Khadir. « Il n’est pas l’homme de la situation et on a besoin de trouver des solutions pour le réseau de la santé en dehors de Gaétan Barrette. »

« On va proposer tout au long de la session des solutions concrètes pour améliorer la vie des gens », a conclu son jeune collègue Nadeau-Dubois.

Abolir le financement public des écoles privées

M. Nadeau-Dubois a par ailleurs annoncé en après-midi qu'un premier mandat de Québec solidaire se démarquerait par l'abolition du financement public des écoles privées afin de réinvestir dans le système d'éducation.

En point de presse, il a fait valoir qu'une minorité d'enfants, 12 %, allaient à l'école privée, soulignant qu'elle était financée par l'ensemble de la population.

« Il est profondément injuste que tous les parents payent via leurs impôts des subventions aux écoles privées, même s'ils n'ont pas les moyens d'y envoyer leurs propres enfants! Parmi les partis politiques, il n'y a que Québec solidaire qui s'engage à mettre fin à cette iniquité. Pourtant, selon un récent sondage, 73% des Québécois sont d'accord avec nous sur cet enjeu », affirme le député de Gouin.

Québec solidaire a ajouté que cette proposition serait mise en place selon un plan de transition de quatre ans. Au terme de ces quatre ans, 50 % des élèves du privé auront réintégré le réseau public, estime le parti. Gabriel Nadeau-Dubois est d'avis que la fin des subventions donnera une marge de manœuvre de près de 100 millions de dollars par année, qui pourront être réinvestis dans le réseau public.

« Un gouvernement solidaire aura la volonté politique nécessaire pour reconstruire le réseau public d'éducation que les libéraux et les péquistes ont charcuté dans les dernières décennies. Pour cela, il faut avoir le courage de s'attaquer aux vaches sacrées et aux privilèges accordés depuis plus de 30 ans à une petite minorité », poursuit M. Nadeau-Dubois.

Les propos de Jean-François Lisée sur Manon Massé

La journée des députés a cependant débuté dans l'ombre des propos qu'a tenus le chef du Parti québécois sur l'apparence d'une des leurs, la députée Manon Massé.

Jean-François Lisée était de passage à l’émission La soirée est (encore) jeune, sur les ondes d’ICI Première, dimanche soir, en compagnie de sa vice-chef, Véronique Hivon.

Invité à distinguer le tandem qu'il forme avec elle à celui de Québec solidaire (QS) formé par Mme Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, M. Lisée a lancé à la blague que contrairement à Manon Massé, Véronique Hivon n'avait pas de moustache.

Lundi matin, Gabriel Nadeau-Dubois a admis ne pas trouver ça très drôle. « Ce n’est pas très 21e siècle comme commentaire que de faire des blagues sur l’apparence des gens », a-t-il commenté, avant de spécifier que « ce sera à Manon de dire comment elle a reçu les commentaires et les excuses de M. Lisée ».

Le chef du PQ a en effet présenté des excuses sur sa page Facebook dimanche soir.

Quant à Manon Massé, elle est au chevet de sa mère et sera absente de l’Assemblée nationale jusqu’à nouvel ordre.

Plus d'articles

Commentaires