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Québec veut une immigration adaptée aux besoins économiques

Le gouvernement du Québec souhaite que l'immigration réponde aux besoins du marché de l'emploi du Québec. Ce principe sous-tend la nouvelle politique d'immigration du Québec, dévoilée par la ministre Kathleen Weil lundi, à Montréal.

Québec met ainsi fin au principe du premier arrivé, premier servi mis de l'avant par la politique « Au Québec pour bâtir ensemble », élaborée en 1990.

La ministre note que le Québec doit lutter dans un environnement « de plus en plus compétitif » pour attirer les travailleurs étrangers en raison « du déclin de la population en âge de travailler de nombreux pays de l'OCDE ».

Trois idées charnières

La nouvelle politique, nommée « Ensemble, nous sommes le Québec », s'appuie sur trois idées charnières : mieux sélectionner, mieux intégrer et mieux vivre ensemble. Elle s'inspire notamment de consultations publiques, menées à l'hiver 2015. Québec y consacrera 42,5 millions $ dans les cinq prochaines années.

Les candidats à l'immigration devront remplir une déclaration d'intérêt, qui servira à les sélectionner selon leurs compétences et leur apport potentiel à la société québécoise afin d'assurer « une adéquation maximale entre sélection et besoins du marché du travail », d'expliquer Mme Weil. Un portrait de ces besoins sera tracé pour chacune des régions du Québec. 

Québec vise à faire passer le délai de traitement des dossiers d'immigration, qui sont actuellement de 1 à 4 ans, à 3 à 6 mois.

La ministre Weil mentionne que 1,4 million de postes sur le marché du travail québécois devront être pourvus d'ici 2022 et que 18 % de ces postes le seront par l'immigration.

Selon elle, le Québec doit en faire plus pour retenir les travailleurs temporaires et les étudiants étrangers, « des personnes qui connaissent bien le Québec, ont déjà une connaissance du français et dont le processus d'intégration est bien entamé ». Ils sont actuellement environ 20 % à déposer une demande de certificat de sélection.

Québec compte en outre proposer une « offre de francisation plus adaptée aux besoins des personnes immigrantes » et s'attaquer aux problèmes de reconnaissance des diplômes et connaissances acquises à l'étranger, un litige qui date de plus d'une décennie avec certains ordres professionnels.

La province accueille annuellement environ 50 000 nouveaux arrivants ces dernières années.

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