Cinq partis politiques tenteront de faire élire des candidats à la mairie de Laval et dans les 21 districts électoraux le 5 novembre. Trois nouvelles formations politiques feront leur apparition sur les bulletins de vote des Lavallois.

La liste pourrait s’allonger puisque les candidats ont jusqu’au 6 octobre pour déposer leur candidature auprès du Directeur général des élections du Québec.

Marc Demers, Mouvement lavallois

Le maire Marc Demers, du Mouvement lavallois, sollicite un deuxième mandat. L’ex-policier a succédé à Gilles Vaillancourt en 2013, qui a été au pouvoir pendant plus de 20 ans.

L’ancien maire a plaidé coupable en 2016 à des accusations de complot, de fraude et d'abus de confiance. Il avait été condamné à environ six ans de prison et il devait rembourser une somme de 8,5 millions de dollars à la municipalité, ce qu'il a fait.

« On n'est pas complètement remis, mais on est la seule grande ville qui a récupéré des sommes d'argent, la seule grande ville qui peut dire que la page est tournée en grande partie », a-t-il souligné, lors d'une séance de porte-à-porte samedi.

Il avait récolté environ 44 % des voix en 2013. Lors de la dernière campagne électorale, il disait vouloir faire le ménage, ce que son parti affirme avoir fait quatre ans plus tard.

Le chef du Mouvement lavallois a affirmé que son équipe fait du porte-à-porte tous les étés depuis son élection.

Jean-Claude Gobé, Action Laval

Jean-Claude Gobé est un politicien de carrière. Il a été député provincial pour le Parti libéral du Québec dans la circonscription LaFontaine de 1985 à 2003.

Il s’est lancé en politique municipale en 2013 en fondant le parti Action Laval. Ayant récolté 24 % des voix, il est devenu le chef de l’Opposition officielle.

Le candidat à la mairie est allé à la rencontre des citoyens samedi, ce qu’il a affirmé faire régulièrement. Il a mentionné à plusieurs reprises que le numéro indiqué sur sa carte d’affaires est relié à son cellulaire.

Il espère convaincre davantage d’électeurs à se prévaloir de leur droit de vote. « Les gens tout ce qu'ils ont besoin c'est avoir des hommes et des femmes en face d'eux et de les regarder droit dans les yeux », a-t-il dit.

Aux dernières élections, environ 41 % des électeurs ont voté.

Michel Trottier, Parti Laval

Le conseiller de Fabreville Michel Trottier a créé le Parti Laval en 2016. Il avait été élu comme indépendant en 2013.

Son parti a lancé l’outil de consultation « Bonjour! » afin de savoir quels enjeux préoccupent les citoyens.

La candidate du district Sainte-Dorothée Liane Dufour est allée à la rencontre des électeurs cette fin de semaine pour faire connaître son parti.

« Comme on est un parti près des citoyens, on veut consulter les gens pour vraiment valider si ce qu’on va leur offrir va répondre vraiment à leurs préoccupations », a-t-elle expliqué.

Alain Lecompte, l'Alliance des conseillers autonomes

Alain Lecompte est conseiller indépendant du district L’Orée-des-Bois. Il avait été élu sous la bannière du Mouvement lavallois en 2013. Il avait quitté le parti en 2014 pour dénoncer un climat de méfiance instauré par le maire et son entourage, avait-il dit.

Il a donc récemment créé l’Alliance des conseillers autonomes dans le but d’abolir la ligne de parti au conseil municipal.

Le conseiller brigue la mairie avec la candidate de Laval-les-Îles Cynthia Leblanc, qui assumera le poste de co-mairesse si le parti remporte les élections. Ce poste n’existe pas dans l’organigramme actuel.

Alain Lecompte a affirmé qu’il n’invente rien. Le candidat à la mairie a expliqué que d’autres villes au Québec et au Canada sont indépendantes.

« Shawinigan, Trois-Rivières, Roberval, Salaberry-de-Valleyfield, ça fonctionne très bien, c'est des villes indépendantes, donc les conseillers n'ont pas de ligne de parti. Les gens croient qu’on invente quelque chose, mais on prend ce qu’il y a de bon ailleurs et on l’amène ici », a-t-il expliqué.

Sonia Baudelot, Avenir Laval

Sonia Baudelot travaille chez Air Transat où elle est directrice de vol et chargée du recrutement.

Elle s’est lancée en politique municipale comme indépendante en 2013. Elle avait terminé troisième avec environ 15 % des voix dans le district L'Abord-à-Plouffe.

Sonia Baudelot a annoncé sa candidature à la mairie en juin. Elle avait déclaré que ceux qui dirigent présentement la ville « n’ont jamais pu s’imposer ».

« Il est vrai que je n’ai jamais été élue à un haut poste administratif ou politique, mais je me suis toujours largement impliquée dans ma communauté et j’ai ainsi appris à connaître les besoins, les espoirs et les aspirations des Lavallois », peut-on lire sur le site internet de son parti.

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