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Rachel Notley défend ses « décisions difficiles » pour l’économie

L'Alberta a fait des progrès cette année grâce à la création d'une taxe sur le carbone et à d'autres « décisions difficiles » prises par le gouvernement néo-démocrate, affirme la première ministre Rachel Notley.

« Nous prenons les décisions difficiles qui sont nécessaires pour mettre l’économie albertaine sur une meilleure voie », a déclaré la première ministre au lendemain de la fin de la session d’automne à l'assemblée albertaine.

Elle a en particulier mis de l’avant la création d'une taxe sur le carbone et les autres efforts de son gouvernement dans la mise en oeuvre du plan de lutte contre les changements climatiques. À ses yeux, ce plan a été déterminant pour obtenir l’approbation d’Ottawa pour deux projets d'agrandissement de pipelines d’exportation.

Lutte contre le réchauffement climatique

À l’assemblée, les néo-démocrates ont travaillé ces dernières semaines à inscrire dans la loi leur objectif d’augmenter la production d’électricité à base d’énergies renouvelables et une limite pour les émissions de gaz à effet de serre de l’industrie des sables bitumineux.

Les néo-démocrates ont aussi décidé de changer radicalement l’organisation du marché de la production électrique dans la province. Ils veulent, à l’avenir, offrir des revenus stables aux entreprises qui produisent de l’électricité afin d’attirer des investissements pour remplacer les centrales au charbon et de limiter la volatilité des prix payés par les consommateurs.

L’opposition a rejeté toutes ces mesures en dénonçant une feuille de route idéologique qui réduit la confiance du secteur privé et qui nuira aux citoyens. En ce qui concerne l’électricité, le Wildrose affirme que les changements annoncés risquent de faire exploser la facture pour les contribuables.

Le Wildrose n’a pas non plus manqué une occasion de dénoncer l’entrée en vigueur le 1er janvier de la taxe sur le carbone.

« Le gouvernement devrait aller discuter avec les Albertains », conseille le chef du Wildrose, Brian Jean, convaincu que le gouvernement néo-démocrate est « coincé dans une bulle » qui l’empêche d’entendre les craintes des électeurs.

Les services à l’enfance sur la sellette

La session a aussi été dominée par le sort de la petite Serenity, une fillette de 4 ans morte alors qu’elle avait été retirée de la garde de ses parents.

Les nombreux dysfonctionnements révélés par cette affaire ont provoqué un débat d’urgence et l’annonce d’un panel chargé d’identifier les carences des services à l’enfance. L’opposition y voit une tentative pour détourner l’attention et demande que le gouvernement s’engage à appliquer les nombreuses recommandations déjà formulées pour améliorer ce système.

Le gouvernement est aussi accusé d’avoir profité de la réforme du financement électoral pour introduire des règles qui favorisent les néo-démocrates par rapport aux autres partis. Les députés avaient adopté à l’unanimité l’an dernier la loi interdisant les dons politiques des entreprises. Cette seconde loi électorale a été adoptée mardi avec les seules voix des néo-démocrates et du député libéral David Swann.

Le chef progressiste-conservateur Ric McIver est sévère. À ses yeux, « il n’y avait pas grand-chose de bon dans ce que le gouvernement a fait, comparé à l’ensemble des choses négatives ».

Tous les dégâts que le NPD fait peuvent être réparés, mais ça pourrait prendre des décennies, au vu de l’ampleur des dégâts qu’ils font.

Ric McIver, chef progressiste-conservateur

La seule nouvelle loi qui trouve grâce aux yeux du Wildrose est celle qui reconnaît l’importance de l’immigration ukrainienne dans la province et qui désigne le 7 septembre comme « journée du patrimoine canado-ukrainien ».

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