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Rapport du vérificateur général : le gouvernement Trudeau promet d'être à la hauteur

Les titulaires des ministères ayant fait l'objet d'un ou de plusieurs audits ont juré mardi qu'ils seraient à la hauteur, en rappelant que plusieurs mesures étaient déjà en préparation pour pallier les problèmes « récurrents » soulevés par le vérificateur général.

D'entrée de jeu, le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a reconnu que les problèmes cités par le vérificateur général – manque de transparence, délais trop longs pour le traitement de certains dossiers, données incomplètes ou insuffisantes pour la réalisation adéquate de certains programmes – étaient récurrents et déjà connus de son gouvernement.

Il a dit prendre acte des recommandations formulées par Michael Ferguson en admettant que le gouvernement « devait faire un meilleur travail » pour assurer le suivi de ses programmes afin de diminuer « la frustration » chez les contribuables canadiens. Scott Brison a rappelé qu'à titre de président du Conseil du Trésor, sa priorité était d'améliorer les processus d’évaluation tout en favorisant l’innovation dans l’élaboration et l’implantation des programmes. Une requête qui lui a d'ailleurs été adressée par le premier ministre lui-même dans sa lettre de mandat.

Une de mes priorités est d’améliorer les façons dont le gouvernement évalue et rend compte de son rendement aux Canadiens.

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison.

Vantant « le leadership » de son gouvernement pour s'attaquer aux situations décriées par le vérificateur général, Scott Brison en a profité pour rappeler que son gouvernement a mis en place, en juillet dernier, une politique de gestion axée sur les résultats dont le but était justement de renforcer les processus d’évaluation des programmes.

« Nous l'avons fait pour montrer aux Canadiens comment est dépensé l’argent de leurs taxes ainsi que pour leur montrer à quoi ils peuvent s’attendre des différents programmes », a-t-il précisé.

Le président du Conseil du Trésor a également souligné le travail déjà amorcé par la ministre du Revenu, Diane Lebouthillier, et sa collègue aux Affaires autochtones, Carolyn Benett, pour améliorer le fonctionnement de leur ministère et de garantir de meilleurs services à la population.

Je suis content de pouvoir dire que nous agissons de façon concrète pour remédier [aux problèmes récurrents].

Le président du Conseil du Trésor, Scott Brison.

Des mesures « en préparation »

Diane Lebouthillier, qui chapeaute l'Agence de revenu du Canada, dont les problèmes de rendement sont abondamment cités dans le rapport du vérificateur général, a promis de continuer à travailler pour « améliorer la prestation de services ».

« J’accueille le rapport du vérificateur général et je peux vous confirmer qu’un plan d’action visant à réduire les délais de traitement des oppositions est actuellement en préparation et sera achevé au début de 2017 », a-t-elle expliqué.

La ministre Lebouthillier a rappelé qu'une portion du budget de 2016, soit un montant 185,8 millions de dollars sur cinq ans, suivi d'un versement de 14,6 millions de dollars par la suite, était d'ailleurs dédié à l'amélioration du service à la clientèle à l'Agence de revenu.

« Les Canadiens doivent avoir accès à des services de la plus haute qualité lorsqu’ils font affaire avec l’Agence du revenu du Canada. C’est l’essentiel de ma lettre de mandat et je suis de tout cœur engagée à faire les efforts nécessaires pour y parvenir. C’est aussi la raison pour laquelle le budget de 2016 a prévu des fonds pour l’Agence afin qu’elle améliore sa prestation de services », a-t-elle soutenu.

Fournir des services de qualité, c’est une priorité pour notre gouvernement, c’est une priorité pour moi et nous continuons d’agir en ce sens.

La ministre du Revenu national, Diane Lebouthillier.

Un engagement ferme

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, s'est pour sa part dit attentif aux critiques formulées sur les programmes mal adaptés aux communautés autochtones en milieu carcéral. Tout en se montrant réticent à aborder la notion de racisme systémique, le ministre évoqué le problème de surreprésentation des Autochtones dans les prisons canadiennes. Il a également reconnu que les programmes présentés dans les centres de détention devaient démontrer plus de sensibilité aux réalités culturelles et sociales des peuples autochtones.

Le ministre Goodale a aussi répondu aux critiques portant sur le travail des services frontaliers et les obstacles auxquels font face les voyageurs et les entreprises pour se rendre en sol américain. Il a indiqué que son ministère avait accepté toutes les recommandations du vérificateur général et qu'il s'engageait à moderniser la gestion des services frontaliers avec les États-Unis.

Le ministre des Transports Marc Garneau s'est quant à lui montrer très ferme en réaffirmant que le gouvernement de Justin Trudeau ferait tout en son possible pour honorer les recommandations du vérificateur général.

« Bien sûr que nous allons faire un suivi, on prend un engagement d’adresser toutes les recommandations [...] vous verrez dans l’année subséquente et vous pourrez nous juger sur ce qu’on a promis de faire », a-t-il conclu.

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