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Réactions mitigées après la signature de l’entente en santé avec le fédéral, en N.-É.

L'entente conclue entre les gouvernement néo-écossais et fédéral concernant les transferts en santé a suscité diverses réactions de la part de politiciens et de groupes de pression.

« Stephen McNeil a conclu une mauvaise entente. Il a renoncé à de meilleurs espoirs lorsqu’il a signé cet accord hier [vendredi] », a déclaré samedi le chef du Parti progressiste conservateur de la province, Jamie Baillie.

Celui-ci estime que la Nouvelle-Écosse a perdu une chance de davantage faire correspondre les besoins en santé de la Nouvelle-Écosse par rapport à sa population, ce qui aurait pu être fait, selon lui, à travers un accord national.

« Ce qu’ils nous vendaient comme un mauvais accord la semaine dernière, ils ne peuvent pas nous le présenter comme un bon accord cette semaine », fait-il remarquer.

Jamie Baillie s’est montré tout aussi critique vis-à-vis du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador qui ont également signé des ententes bilatérales avec Ottawa.

Céder devant la pression qu’impose Ottawa concernant les transferts en santé est honteux. Cela montre que nous n’avons aucune influence sur la scène nationale.

Jamie Baillie, chef du Parti progressiste conservateur de la Nouvelle-Écosse

Grâce à cette entente, la province obtient un financement de 287,8 millions de dollars sur 10 ans, en plus d’une hausse de 3 % des transferts en santé. Cette enveloppe contient un fonds de 157 millions de dollars pour les soins à domicile et de 130,8 millions de dollars pour la santé mentale.

L’offre initiale d’Ottawa prévoyait une hausse annuelle de 3,5 % du financement, de même qu’une enveloppe supplémentaire de 11,5 milliards $ sur dix ans pour des secteurs ciblés, soit principalement les soins à domicile et la santé mentale. Toutes les provinces avaient rejeté cette entente, lundi.

« Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras »

L’organisme CARP, qui défend les intérêts financiers des personnes âgées, avoue également avoir préféré une entente nationale sur les transferts en santé. Toutefois, le représentant néo-écossais, Bill VanGorder, se dit ravi que certaines provinces de l’Atlantique aient accepté cette entente.

« Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, opine-t-il. Nous avons besoin d’argent maintenant. Il y a des situations d’urgence. [...] Il vaut mieux avoir l’argent maintenant que de laisser les différents paliers de gouvernement discuter des montants pendant des années, et de ne pas avoir de fonds pour les personnes âgées dans notre province en attendant. »

Bill VanGorder affirme que, selon un sondage mené chez les membres de CARP, les besoins en santé mentale et en soins à domicile font partie des priorités retenues par les répondants.

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