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Réactions partagées face à la nouvelle politique bioalimentaire lancée par Québec

Le président de l'Union des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis, reçoit prudemment l'annonce de la nouvelle politique bioalimentaire du Québec faite cette semaine.

Un texte de Brigitte Dubé avec les informations de Marie-Christine Rioux

Cette politique est accompagnée d’investissements de 5 milliards de dollars sur cinq ans.

Elle vise entre autres à soutenir la production d'aliments biologiques et à améliorer l'information sur la provenance des produits.

Gilbert Marquis se réjouit de l'avancée proposée pour l'agriculture biologique, mais estime que l'agriculture conventionnelle ne doit pas être oubliée. Il espère que cette politique se concrétisera par une plus grande place pour les produits régionaux dans les supermarchés.

Bien que la politique propose de rendre l’industrie plus attrayante, notamment en favorisant la relève, Gilbert Marquis aimerait que le gouvernement aille encore plus loin en imposant des mesures concrètes pour faciliter le transfert des entreprises.

« Qu’est-ce qu’on pourrait faire pour que les jeunes frappent à notre porte et nous disent qu’ils veulent s’établir au Bas-Saint-Laurent? C’est là-dessus qu’on travaille à l’UPA, dit-il. C’est comme ça qu’on va revitaliser le Bas-Saint-Laurent. Il faut aider les jeunes à s’établir ou leur donner le goût de venir ou de rester en région. »

Globalement, l’UPA juge les montants insuffisants pour atteindre les buts du programme. M. Marquis espère quant à lui que l’argent va aider directement les producteurs plutôt que « servir la bureaucratie ».

Quant au signataire de L’UPA, un monopole qui a fait son temps et cofondateur de l’Union paysanne, Roméo Bouchard, il salue le virage biologique. Il estime toutefois que la politique ne va pas assez loin.

Selon la Fédération d’agriculture biologique du Québec, la culture biologique représente 2 % de la production alimentaire québécoise. La doubler équivaut à 4 % alors qu’on atteint les 15 % dans certains pays d’Europe, avance Roméo Bouchard.

Ce dernier aurait par ailleurs aimé que Québec s’attaque aux quotas qui « sont un obstacle aux petits producteurs ».

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