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Redevances sur l'eau : insuffisant, selon Sylvain Gaudreault du PQ

Le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'Environnement, Sylvain Gaudreault, déplore que ni le Parti libéral, ni la Coalition avenir Québec n'ait formulé d'engagement électoral clair dans le dossier des redevances versées pour l'embouteillage d'eau.

Radio-Canada révélait dimanche que neuf entreprises d'embouteillage d'eau, dont Eaux Vives Water qui embouteille l'eau Eska à St-Mathieu d'Harricana, avaient versé un total de 146 000 $ de redevances pour les plus de 2 milliards de litres d'eau puisés dans la province en 2017.

Sylvain Gaudreault juge que c'est insuffisant.

C'est pourquoi le Parti québécois entend hausser le niveau de la redevance sur l'embouteillage d'eau, sans préciser la proportion de cette augmentation avant d'avoir consulté la population.

Il cite notamment le cas de l'Ontario, où sept fois plus de redevances sont versées au gouvernement pour illustrer la marge de manoeuvre dont dispose le gouvernement du Québec.

« Entre la situation ici au Québec et le sept fois plus qui est en Ontario, je pense qu'on a une bonne marge pour dire, tout en maintenant une bonne compétitivité, en respectant les entreprises, est-ce qu'on ne peut pas quand même aller chercher quelque chose d'un peu plus substantiel, qui permettrait de préserver la ressource, qui permettrait également d'investir dans d'autres infrastructures? J'ai été ministre des Affaires municipales sous le gouvernement de Mme Marois, j'avais des dizaines de municipalités qui cognaient à ma porte pour le traitement des eaux usées », a-t-il fait valoir en entrevue à Région zéro 8.

La ministre répond par courriel

Invitée à plusieurs reprises à commenter le dossier depuis le début de la semaine, la ministre de l'Environnement, Isabelle Melançon, a décliné nos multiples demandes d'entrevues.

Par courriel, elle soutient que l'eau est « une richesse collective inestimable ».

Elle ajoute que la Stratégie québécoise de l'eau déposée le 27 juin dernier stipule que son gouvernement « entend examiner l'utilisation d'instruments économiques comme la redevance sur l'eau pour s'assurer qu'ils puissent favoriser les changements de comportement [favorables à la protection de cette ressource] ».

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