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Réforme scolaire en N.-É. : le gouvernement a offert 800 000 $ au syndicat

Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a proposé 800 000 $ au syndicat des enseignants de la province en guise de compensation pour retirer les directeurs d'école et les directeurs adjoints du syndicat.

L’offre a été immédiatement refusée par Liette Doucet, la présidente du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse (Nova Scotia Teachers Union), qui qualifie la proposition d’« insultante ».

Le premier ministre néo-écossais Stephen McNeil a révélé cette offre mercredi devant la Chambre de commerce d’Halifax lors de son discours annuel sur l’état de la province.

Dans son discours, M. McNeil a défendu les efforts de son gouvernement pour réformer les systèmes de santé et d’éducation en Nouvelle-Écosse.

Le premier ministre a affirmé que le capital politique était fait pour être « dépensé » et qu’il était prêt à utiliser « tout le capital politique » qu’il possède pour avancer ces réformes qu’il croit dans l’intérêt des Néo-Écossais. Le gouvernement libéral de M. McNeil a été réélu pour un deuxième mandat en mai dernier.

Sept des huit conseils scolaires élus abolis

Le 24 janvier, les libéraux annonçaient la dissolution de sept des huit conseils scolaires élus de la province. Seul le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP), le seul de langue française en Nouvelle-Écosse, continuera à exister.

Dans la foulée de cette réforme, les directeurs d’école et les directeurs adjoints seront retirés du Syndicat des enseignants de la Nouvelle-Écosse, mais le gouvernement affirme vouloir protéger « leurs salaires, leurs pensions de retraite et leurs avantages sociaux ».

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