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Registre des lobbyistes au N.-B. : peu d’inscriptions pour le moment

Le nouveau registre des lobbyistes au Nouveau-Brunswick est en place depuis le 1er avril. Mais selon son responsable, le commissaire à l'intégrité Alexandre Deschênes, les marchands d'influence ne se sont pas bousculés jusqu'ici pour s'y inscrire.

Le nombre d’inscriptions jusqu’ici est minime, selon lui.

« En fait on ne connaît pas le nombre exact de personnes qui devraient s’inscrire au registre de lobbyistes. Moi, je soupçonne qu’il y a en a beaucoup plus qu’on pense parce que la définition de lobbying, en vertu de la loi, c’est très très large. »

Le commissaire Deschênes croit qu’il faudra peut-être une campagne d’information pour faire connaître le registre.

Inscription obligatoire d’ici le 1er juillet

Les lobbyistes ont l’obligation de s’inscrire au nouveau registre d’ici le 1er juillet, à défaut de quoi ils encourent des sanctions. Ils peuvent se voir imposer une amende de 25 000 $ pour une première infraction et cette amende peut grimper jusqu’à 100 000 $ pour des infractions subséquentes.

Le registre des lobbyistes était attendu depuis longtemps au Nouveau-Brunswick, l’une des dernières provinces à obliger ceux et celles qui cherchent à influencer les décisions du gouvernement à se faire connaître publiquement.

Des gouvernements successifs l’avaient promis, à partir de 2007, sans qu’il voie le jour.

Une définition large

La loi qui a créé le registre précise que toute personne qui veut influencer les décisions gouvernementales, que ce soit pour un client ou un employeur, doit s’inscrire à ce registre accessible au public, préciser quelle instance elle tente d’influencer et à quelle fin.

Selon le commissaire Deschênes, cet outil est important pour rétablir la confiance de la population envers le processus politique.

M. Deschênes n’écarte pas l’idée d’accorder une période de grâce aux retardataires avant d’ouvrir la porte à des sanctions.

D’après des informations de Marie-Hélène Lange

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