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Registre des lobbyistes : Shawn Graham a l'oreille du gouvernement

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick a rendu public son registre des lobbyistes, samedi. La liste compte pour l'instant une cinquantaine de noms, dont celui de l'ancien premier ministre Shawn Graham.

Le document, publié sur le site du Bureau du commissaire à l’intégrité du Nouveau-Brunswick, permet de voir quels organismes et entreprises exercent des pressions ou défendent leurs intérêts auprès du gouvernement provincial.

Le registre montre que Shawn Graham fait du lobbying auprès du gouvernement au nom de quatre différentes entreprises : Molson Coors, Fornebu Lumber Company Inc, CP Homes et AKD International.

Lorsqu’il était premier ministre libéral, Shawn Graham a pris part à la création d’accords commerciaux impliquant Molson Coors. Depuis trois ans, il fait du lobbying en leur nom. « Mon rôle consiste surtout à planifier des réunions et à faire des breffages, c’est un travail de consultant », explique-t-il.

Même chose du côté de Fornebu Lumber Company, une entreprise détentrice de droits de coupes sur les terres de la Couronne. « Je travaille avec cette entreprise depuis deux ans. Ils désirent prendre de l'expansion et je les aide à développer leur plan d’affaires. »

Une cinquantaine de noms

Pour l’instant, une cinquantaine de personnes apparaissent sur le registre, dont le vice-président du projet d’oléoduc Énergie Est, Louis Bergeron, ainsi que d’autres représentants d’entreprises comme Emera Inc. et Inversa Systems.

Des groupes d’intérêts y figurent également, comme le PDG du groupe Forêt NB, Mike Legere, la directrice générale de l’Association des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick Louise Landry, la directrice de la Coalition pour l’équité salariale, Johanne Perron, et Louis-Philippe Gauthier de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.

Une liste préliminaire

La publication d’un registre des lobbyistes avait été promise par les gouvernements précédents, mais le gouvernement libéral de Brian Gallant est le premier à prendre les mesures nécessaires pour y parvenir.

Le registre rendu public samedi n’est pas complet puisque les lobbyistes ont jusqu’au 1er octobre pour s'inscrire.

Avec des informations de Nicolas Steinbach.

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