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Remaniement ministériel au gouvernement des T.N.-O.

Le premier ministre des T.N.-O. Bob McLeod a effectué un remaniement ministériel mercredi matin. La ministre Caroline Cochrane devient ainsi ministre de l'Éducation, de la Culture et de la Formation ainsi que ministre responsable des langues officielles et du Secrétariat francophone.

Un texte de Mario De Ciccio

La ministre échange ainsi son poste avec son homologue Alfred Moses, qui hérite du ministère des Affaires municipales et communautaires et devient responsable de la Société d’habitation des Territoires du Nord-Ouest, de l’itinérance et ministre responsable de la Commission de la sécurité au travail et de l’indemnisation des travailleurs des T.N.-O. et du Nunavut.

Le ministre des Finances, de l'Environnement et des Ressources naturelles, Robert C. McLeod, devient ministre responsable de la Société d’énergie des Territoires du Nord-Ouest. Cette responsabilité était occupée auparavant par le ministre de la Justice et des Terres, Louis Sebert.

Le ministre des Finances, de l'Environnement et des Ressources naturelles, Robert C. McLeod, devient ministre responsable de la Société d’énergie des Territoires du Nord-Ouest. Cette responsabilité était occupée auparavant par le ministre de la Justice, Louis Sebert.

Dans un communiqué, le premier ministre Bob McLeod a expliqué le remaniement en exprimant sa volonté de respecter les engagements qu’il a pris avec son conseil exécutif au début de son mandat.

« Le remaniement d’aujourd’hui vise à bien positionner l’équipe du conseil exécutif pour qu’elle réussisse à bien travailler sur ses priorités au cours des prochains mois, » explique le premier ministre par écrit.

Le premier ministre et les ministres impliqués dans le remaniement n’étaient pas disponibles pour répondre aux questions de Radio-Canada et de CBC News, mercredi.

Six mois après un examen de mi-mandat

Le remaniement ministériel survient environ six mois après un examen public au cours duquel les députés ont interrogé les ministres sur leurs rendements.

Le ministre Alfred Moses avait alors dû essuyer certaines critiques par rapport à sa gestion de certains dossiers comme les coupures de financement au collège Aurora.

Le député de la circonscription de Frame Lake, Kevin O’Reilly, estime que c’est après l’examen de mi-mandat que le remaniement aurait dû être fait.

« Il y a de grands dossiers à venir en Éducation, comme les possibles changements proposés au collège Aurora [...] malheureusement ces dossiers n’ont pas semblé avancer avec le ministre Moses », explique le député. « Je suis contant de voir ces changements, mais j’aurais aimé les voir plus tôt. »

Il croit que la ministre Cochrane en a fait beaucoup pour le logement depuis son entrée en poste. Il espère la voir en faire autant en éducation.

La francophonie

En héritant du ministère de l’Éducation, de la Culture et de la Formation, la ministre Cochrane a aussi hérité des langues officielles et de la Francophonie. Une position importante pour les organismes francophones.

Pour le Conseil Scolaire francophone des T.N.-O. (CSFTNO) et sa directrice générale, Yvonne Careen, l’arrivée d’Alfred Moses au ministère de l’Éducation en 2015 avait été un vent de fraîcheur.

Écoutez les réactions d’Yvonne Careen ici.

« Avant son arrivée, on a eu le même ministre pendant plusieurs années et il y avait une froideur de sa part pour les francophones », explique Yvonne Careen. « Avec le ministre Moses, on a été agréablement surpris. »

Avec des dossiers comme la construction du gymnase de l’École Allain St-Cyr, le développement de nouvelles places en garderies et la possible future demande pour un agrandissement à l’École Boréal, elle en conclut que les attentes sont grandes pour la nouvelle ministre.

Le directeur général sortant de la Fédération franco-ténoise Jean de Dieu Tuyishime croit aussi que les bonnes relations avec le ministre Moses ont permis une meilleure collaboration avec le gouvernement en matière de francophonie.

Il admet cependant qu’il reste encore beaucoup de travail à faire. La ministre Cochrane devra notamment se pencher sur les résultats d’examens entamés sur les services en français (qui devraient être rendu public cet été), pour en venir à un nouveau plan stratégique en automne 2018.

« Nous voulons que le gouvernement puisse continuer à prendre ses responsabilités pour assurer qu’il y ait une offre active dans les services en français », explique le directeur général. « Le fardeau ne doit pas être sur ceux qui demandent des services, les services doivent être disponibles aussitôt que les gens se présentent pour les recevoir. »

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