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Remaniement ministériel : Pallister ajoute un nouveau membre et crée deux ministères

Le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a procédé à un remaniement ministériel jeudi matin. Il met sur pied un nouveau ministère en séparant les ministères des Relations municipales et celui des Affaires autochtones.

Un texte de Denis-Michel Thibeault

Brian Pallister divise la tâche de travail d'Eileen Clarke. Elle conserve le dossier des Affaires autochtones et le député de Gimli, Jeff Wharton, fait son entrée au sein du cabinet progressiste-conservateur en tant que ministre des Relations municipales.

Parmi les autres changements annoncés lors de ce remaniement, Ron Schuler quitte les Services de la Couronne pour devenir ministre des Infrastructures.

Cliff Cullen prend les fonctions laissées vacantes aux Services de la Couronne et devient aussi le leader gouvernemental à la Chambre.

Blaine Pederson prend la chaise du ministre de la Croissance, de l'Entreprise et du Commerce.

Cathy Cox quitte le ministère du Développement durable et prendra désormais en charge les fonctions de ministre du Sport, de la Culture et du Patrimoine.

Finalement, Rochelle Squires devient la nouvelle ministre du Développement durable et garde son rôle de ministre responsable des Affaires francophones et de la Condition féminine.

Le grand perdant de ce remaniement ministériel est Andrew Micklefield qui perd son rôle de leader à la Chambre.

Le reste du cabinet demeure inchangé. Le nombre de ministres augmente donc à 13

Le premier ministre Brian Pallister a louangé le nouveau venu au sein du cabinet en saluant son expérience en politique municipale alors qu'il a été conseiller municipal et maire adjoint pour la ville de Winnipeg Beach.

« Il a démontré des qualités exemplaires. Il est très, très encourageant et encourage ses collègues », affirme le premier ministre en soulignant son éthique de travail et ses compétences en équipe.

Le premier ministre Brian Pallister estime que ce remaniement est « un petit ajustement à l'équipe, qui permettra au gouvernement de se concentrer plus efficacement sur les priorités des Manitobains. »

Il ajoute que « c'est la bonne équipe pour la prochaine phase du mandat. »

De nouvelles lettres de mandat seront bientôt remises aux ministres.

Ces lettres contiendront plus de directives afin de continuer à bâtir sur les mandats reçus en 2016, a expliqué le premier ministre.

Un gouvernement pour la continuité

Selon l'analyste de la scène politique Raymond Hébert, les changements faits par Brian Pallister restent tout de même mineurs. Ils démontrent selon lui, le désir du premier ministre de continuer dans la voie de ce qui a été entamé par le passé.

« Je pense que M. Pallister s'est rendu compte que le dossier des Affaires autochtones était important au Manitoba et qu'il fallait quelqu'un à temps plein sur ce dossier », affirme l'analyste.

Raymond Hébert ajoute que « ce qui ressort de tout ça, c'est que M. Pallister domine complètement son cabinet. Il gouverne de façon autocratique et il est certainement réformiste. »

Selon lui, il est quand même très loyal envers ses ministres, « c'est un remaniement mineur qui cadre dans la continuité. »

L'opposition se réjouit

Pour l'opposition officielle, c'est un changement positif. Selon Andrew Swan du NPD, « c'est signe que le gouvernement a écouté ce que la population avait à dire. » Il ajoute que « la répartition des tâches permettra de mieux se concentrer sur les besoins des communautés autochtones et du Nord. »

Andre Swan a aussi souligné le fait que ce remaniement ministériel survient « seulement 16 mois après l'élection du gouvernement. »

Il ajoute que le remaniement ministériel n'a pas ajouté plus de femmes au cabinet conservateur. Selon lui, le premier ministre avait « la chance de mettre une femme de l'avant dans un portefeuille plus important, mais ne l’a pas fait. »

Il s'agit du premier changement ministériel depuis que Brian Pallister et ses ministres ont prêté serment le 3 mai 2016.

Lorsque M. Pallister est entré en fonction l'année dernière, il a présenté un cabinet plus petit que celui du précédent gouvernement néo-démocrate. Le nombre de ministres était passé de 19 sous le NPD à 12 sous les progressistes-conservateurs.

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