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Rencontre fédérale-provinciale : la réforme fiscale ne fait pas l'unanimité

Alors que les premiers ministres des provinces et des territoires sont réunis à Ottawa, mardi, pour rencontrer le premier ministre Justin Trudeau, certains chefs provinciaux ont déjà signalé leur opposition à la réforme fiscale proposée par le fédéral.

Avant le début de la rencontre, le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister, a demandé à Ottawa de carrément faire marche arrière. Il estime que la façon dont la réforme a été présentée est irrespectueuse envers les entrepreneurs.

Sa voix s'ajoute à celle de ses homologues de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador qui ont déjà critiqué le plan du ministre fédéral des Finances, Bill Morneau.

Plus nuancé, le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a dit espérer qu'Ottawa trouve le bon équilibre entre les inquiétudes des entrepreneurs et celles d'autres contribuables qui demandent une meilleure équité fiscale.

Le premier ministre du Québec, Philippe Couillard, est quant à lui demeuré muet, choisissant de ne pas s'arrêter pour parler aux journalistes au lendemain de la défaite de son parti dans la circonscription de Louis-Hébert.

Le ministre Morneau soutient, lui, qu'il veut simplement créer un système d'imposition plus juste pour la classe moyenne en mettant fin à des avantages fiscaux dont tirent profit seulement un petit groupe de gens aisés.

Le Québec fait cavalier seul

Les premiers ministres rencontreront également le député Bill Blair, qui est le secrétaire parlementaire de la ministre de la Justice, afin de discuter du rôle des provinces dans la légalisation prochaine de la marijuana à des fins récréatives.

Certaines provinces ont déjà exprimé leurs inquiétudes quant à l'échéancier rapide de l'entrée en vigueur de la légalisation du cannabis.

Questionné lundi à ce sujet, le ministre québécois de la Santé et des Services sociaux, Gaétan Barrette, a dit qu'il est « normal », selon lui, que les provinces aient des divergences d'opinions dans ce dossier, notamment quant à l'âge légal pour consommer du cannabis.

« Si vous regardez l'alcool, il y a des provinces où c'est 19 (ans) et des provinces où c'est 18 (ans) », a-t-il dit.

Le ministre affirme qu'il existe autant d'arguments pour établir l'âge minimal de consommation à 18 ans qu'à 21 ans, et qu'il revient à chaque province de choisir en fonction de ce qui lui semble acceptable. « Au Québec (...) on a choisi 18 ans, on va vivre avec et c'est correct », a lancé M. Barrette.

Le point sur la renégociation de l'ALENA

De leur côté, la ministre des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, et l'ambassadeur canadien aux États-Unis, David MacNaughton, présenteront aux premiers ministres une mise à jour des relations avec le voisin du sud à la suite de la troisième ronde de négociations de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Les premiers ministres recevront aussi la visite d'Anil Arora, statisticien en chef de Statistique Canada, et du gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz.

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