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Rentrée parlementaire à l'Î.-P.-É. sur fond de tensions avec les régions rurales

Les élus de l'Île-du-Prince-Édouard sont de retour à l'Assemblée législative, mardi, pour une session printanière qui débute sur fond de tensions entre les régions urbaines et rurales de la province.

Le plus grand défi du gouvernement de Wade MacLauchlan est d'apaiser la colère des régions rurales.

Les libéraux à Charlottetown doivent d'abord présenter un budget équilibré, comme ils l'ont promis. Un exercice qui s'annonce compliqué puisque le déficit de l'Île-du-Prince-Édouard a presque doublé pour frôler les 18 millions de dollars au cours des derniers mois.

Le gouvernement MacLauchlan devra être soucieux de maintenir un autre équilibre budgétaire, celui-là entre la région de Charlottetown et les régions rurales de la province. Déjà, les quelque 30 millions de dollars annoncés l'an dernier pour la construction d'une voie de contournement à Cornwall soulèvent l'indignation dans les comtés de Kings et de Prince, où plusieurs résidents jugent le projet inutile et trop coûteux.

Accès à l'Internet

L'accès à Internet haute vitesse en milieu rural risque aussi de donner du fil à retordre au gouvernement. La lenteur du service disponible a un effet paralysant pour plusieurs entreprises. Et le premier ministre a promis gros : le service le plus complet au pays d'ici la fin de l'année. Mais on ignore comment, au juste, il entend s'y prendre pour améliorer la situation.

Wade MacLauchlan a déjà tendu une branche d'olivier aux régions rurales en créant un ministère du Développement régional et rural lors d'un récent remaniement. La session parlementaire qui débute mardi sera l'occasion pour le nouveau ministre Pat Murphy de faire ses preuves.

Popularité du premier ministre

Autre défi : la popularité personnelle de Wade MacLauchlan, qui est en chute libre. Le premier ministre a perdu 15 points dans les sondages depuis la fin de l'été dernier. Si bien qu'il est maintenant moins populaire que le chef des verts, Peter Bevan-Baker.

Mais le chef libéral peut encore renverser la tendance.

Le Parti vert demeure le parti d'un seul homme. Et du côté de l'opposition progressiste-conservatrice, sans chef permanent depuis deux ans, une course à la direction vient à peine de débuter.

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