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Rentrée parlementaire à l'Île-du-Prince-Édouard sur fond de rumeurs d'élections

C'est jour de rentrée parlementaire à l'Île-du-Prince-Édouard, jeudi. Si des rumeurs d'élections hâtives pullulent dans tous les coins de l'Assemblée législative, c'est davantage l'épineuse question de la réforme du mode de scrutin qui risque, dans un premier temps, d'alimenter les débats.

Un texte de François Pierre Dufault

En 2016, une courte majorité d'électeurs a voté lors d'un plébiscite pour que la province insulaire adopte un mode de scrutin proportionnel mixte.

Mais jugeant le taux de participation trop faible, le premier ministre Wade MacLauchlan a décidé de soumettre la question à un référendum en marge des prochaines élections. L'Assemblée législative doit débattre d'une question référendaire au cours des prochaines semaines.

Mais déjà, il semble que le premier ministre ait fait son choix. S'il n'en tient qu'à Wade MacLauchlan, il y aura deux options sur les bulletins de vote : le mode de scrutin proportionnel mixte et le système actuel, uninominal majoritaire à un tour.

Le politologue Peter McKenna n'est pas étonné de l'empressement du premier ministre à vouloir clore le débat « Les partis traditionnels, soit les libéraux et les progressistes-conservateurs, ne sont pas d'aucune façon intéressés à changer de mode de scrutin », affirme le doyen du département de science politique à l'Université de l'Île-du-Prince-Édouard.

Pari risqué

Wade MacLauchlan pourrait être tenté de convoquer les électeurs aux urnes dès ce printemps, soit 18 mois avant la fin prévue de son mandat, selon une rumeur persistante.

Néanmoins, Peter McKenna met en garde le premier ministre libéral contre la tentation de déclencher rapidement des élections. C'est un pari risqué qui pourrait se retourner contre le parti au pouvoir, affirme le politologue.

Si les libéraux cèdent au chant des sirènes électorales ce printemps, dit Peter McKenna, c'est qu'ils craignent la montée dans les sondages du Parti vert, une formation résolument en faveur d'une réforme du mode de scrutin, et dont le chef Peter Bevan-Baker demeure depuis un an le politicien le plus populaire dans la province.

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