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Rentrée parlementaire sur fond d'élection complémentaire à Charlottetown

Les élus de l'Île-du-Prince-Édouard sont de retour à l'Assemblée législative, mardi, alors qu'un peu plus loin, dans les rues de Charlottetown, les principaux partis politiques de la province tentent de mettre la main sur la circonscription laissée vacante après le départ de l'ancien ministre libéral Doug Currie, à la mi-octobre.

Un texte de François Pierre Dufault

L'élection complémentaire dans la circonscription de Charlottetown-Parkdale « élève le niveau d'intérêt pour les affaires politiques », concède le premier ministre Wade MacLauchlan. Mais le vote du 27 novembre ne devrait pas avoir une grande incidence sur les travaux législatifs, à son avis.

Cette rentrée parlementaire de mi-mandat devrait être davantage l'occasion pour le gouvernement libéral à Charlottetown de « réitérer ses engagements » et de faire le point « sur ce qui reste à accomplir », affirme le premier ministre.

Un surplus budgétaire anticipé d'environ 600 000 dollars pourrait mener à de nouveaux investissements, selon Wade MacLauchlan.

Les travaux de l'Assemblée législative devraient être prorogés dès le retour en chambre des députés, mardi après-midi, pour permettre la lecture d'un discours de Trône par la lieutenante-gouverneure Antoinette Perry.

Au cours des prochaines semaines, le gouvernement prévoit déposer une vingtaine de projets de loi et un budget d'immobilisation. Certains textes, comme le projet de loi sur la protection des dénonciateurs, devront être déposés pour la deuxième fois puisqu'ils seront morts au feuilleton après la prorogation.

Pour sa part, le nouveau chef progressiste-conservateur James Aylward compte démontrer aux électeurs de l'Île-du-Prince-Édouard que son parti est « prêt à gouverner » après 10 ans sur les banquettes de l'opposition officielle.

La formation occupe le tiers des 27 sièges à l'Assemblée législative, mais n'a aucun député dans les villes de Charlottetown et Summerside.

L'élection complémentaire dans Charlottetown-Parkdale pourrait être l'occasion pour les progressistes-conservateurs de faire élire un neuvième député, mais aussi de percer la paroi urbaine de l'île pour la première fois depuis 2007, fait valoir James Aylward.

L'opposition officielle compte aussi marquer des points en chambre.

Le chef progressiste-conservateur, qui a fait de la santé mentale son principal cheval de bataille à l'Assemblée législative, dit que son parti a « des idées nouvelles » qu'il entend proposer aux électeurs durant la session parlementaire d'automne.

Bulletin de mi-mandat

Le chef du Parti vert, Peter Bevan-Baker, promet lui aussi d'avoir le gouvernement à l'oeil.

Il a préparé un bulletin de mi-mandat dans lequel il accorde aux libéraux une bonne note pour certaines de leurs initiatives comme la nouvelle loi sur les municipalités, mais une mauvaise note pour tous leurs projets de loi visant à renforcer l'imputabilité et la transparence du gouvernement.

Le chef du deuxième parti d'opposition rappelle que des règles plus strictes entourant les conflits d'intérêts et le financement des partis politiques se font toujours attendre. Il qualifie d'« assez faibles » les projets de loi sur l'établissement d'un registre des lobbyistes et la protection des dénonciateurs, qui devront être déposés une seconde fois à l'Assemblée législative après la prorogation.

Peter Bevan-Baker compte d'ailleurs déposer un projet de loi privé qui étendrait la protection des dénonciateurs au secteur privé, comme c'est le cas dans d'autres provinces.

Le chef du Parti vert se dit finalement « de plus en plus confiant » qu'une percée de sa formation est possible dans la circonscription de Charlottetown-Parkdale, un fief libéral depuis une décennie.

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