Les députés et les ministres des Territoires du Nord-Ouest ont repris leurs sièges à l'Assemblé législative, jeudi, pour la séance du printemps. À l'ordre du jour : un projet de loi sur la création d'un poste d'ombudsman, l'adoption du projet de loi sur la légalisation du cannabis et l'examen du Collège Aurora.

Un texte de Mario De Ciccio

La séance législative du printemps ne durera qu’à peine plus d’une semaine, mais cela risque d’être une semaine chargée comme l’a expliqué le premier ministre Bob McLeod dans sa déclaration d’ouverture.

Au cours de la séance, les membres de l’Assemblée législative devront notamment analyser les recommandations produites lors de l’examen du Collège Aurora. La revue de l’état et du fonctionnement de l’établissement a été menée, mais son rapport n’a pas encore été rendu public.

Le projet de loi 6 sur la légalisation du cannabis devra aussi être revu et adopté afin d’encadrer la légalisation fédérale, prévue cet été. Les députés et des membres des différentes communautés ont dévoilé plusieurs de leurs craintes à ce sujet pendant la pause législative.

Le premier ministre a aussi annoncé le dépôt du projet de loi sur la création d’un poste d'ombudsman dans les Territoires du Nord-Ouest. Ce n’est pas la première fois que l'idée d’un bureau indépendant pour répondre aux plaintes du public se retrouve devant l’Assemblé ténoise. En 2015, le gouvernement avait rejeté l’idée soutenue par les députés à l’approche des élections.

Une stratégie énergétique mise en doute

À la période des questions, jeudi, les membres du cabinet ont dû répondre à plusieurs interrogations des députés par rapport à certains événements qui se sont déroulés depuis la séance de mars.

Le député de Frame Lake, Kevin O’Reilly a profité de sa question pour mettre en doute la stratégie énergétique pour combattre les changements climatiques, mise en place par le gouvernement début mai.

La Stratégie énergétique 2030 a pour but de rejoindre les objectifs pancanadiens sur la réduction des gaz à effets de serre. Lors du dévoilement de la stratégie, le ministre de l’Infrastructure, Wally Schumann, avait admis que la stratégie reposait sur le financement du projet d'expansion de la centrale hydroélectrique de Taltson.

Le projet évalué à un milliard de dollars vise à alimenter en hydroélectricité les minières du Slave Nord, ou de revendre l'énergie aux provinces du Sud. Cependant, selon Kevin O’Reilly, rien ne semble démontrer que le projet intéresse les marchés ciblés.

« Les mines de diamants disent qu’ils ne veulent pas de l’électricité et qu’ils n’en ont pas besoin », croit le député. « Alors, pourquoi essayer de demander de l’argent au fédéral, pour quelque chose que personne ne veut pour réduire nos émissions ? Ça ne fait aucun sens. »

Le ministre Schumann a pour sa part rappelé que l'électricité générée par l'expansion permettra de soutenir la croissance industrielle, ainsi que de réduire la dépendance au diesel.

« Nous n’avons pas reçu de rétroaction formelle des ministres fédéraux pour l’instant », dit le ministre. « Mais les réponses que nous avons eues des gens au fédéral ont été positives. Ils sont contents que nous fassions notre part pour atteindre les objectifs pancanadiens. »

La séance législative se poursuit jusqu’à la fin du mois.

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