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Réprobation de commentaires désobligeants envers Rachel Notley

De nombreuses personnes ont condamné les débordements qui ont eu lieu lors d'une manifestation contre la taxe sur le carbone en fin de semaine à Edmonton. En présence de plusieurs politiciens, la foule a scandé un chant demandant l'emprisonnement de la première ministre, Rachel Notley, et certains ont brandi des affiches homophobes.

Le chef de l’opposition officielle en Alberta, Brian Jean, était présent à la manifestation, mais ne se souvient pas s'il y était encore lors du chant. Il a dénoncé lundi le chant et les affiches homophobes comme étant inappropriés.

« Je ne crois pas qu’il y a de la place pour cela dans la politique en Alberta. Je souhaite que les gens qui veulent avoir ces chants et ces affiches restent chez eux », a dit M. Jean.

Pour le gouvernement néo-démocrate, cette condamnation arrive un peu tard.

« Nous avons vu la violence envers les femmes en politique en Alberta et partout au pays. Ce n’est qu’une extension du même genre de chose », croit le ministre des Infrastructures et du Transport, Brian Mason.

La députée néo-démocrate Sandra Jasen n’est pas surprise de ce qu’elle a vu et entendu durant la manifestation. « C’est à nous les politiciens, et ceux également dans des rôles de leadership, de donner l'exemple en disant catégoriquement que ces choses-là sont inacceptables », souligne-t-elle.

Plusieurs candidats à la direction du Parti conservateur fédéral ont joint leur voix aux condamnations et, à Ottawa, la chef intérimaire du parti, Rona Ambrose, a affirmé que les manifestants avaient agi comme des « idiots ».

Lors du chant en question, le candidat à la direction du Parti conservateur du Canada, Chris Alexander, qui prenait la parole à ce moment-là, affichait lui un sourire. Lundi, il a toutefois dit que ce chant l'avait mis mal à l'aise, tout en affirmant qu'un politicien doit écouter la frustration des électeurs.

D'après un texte de Tiphanie Roquette

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