Retour

Réunion des premiers ministres : les Autochtones présents espèrent poursuivre la discussion

Les premiers ministres des provinces et territoires se sont réunis avec des chefs autochtones, mercredi matin, au Nouveau-Brunswick, mais trois des plus grands organismes autochtones du pays ont refusé de participer à la réunion.

Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, et des représentants d’organismes autochtones présents, dressent malgré tout un bilan positif de la réunion.

Les participants ont eu une bonne discussion, estime Brian Gallant. Il a notamment été question de développement économique et de réduction de la pauvreté pour améliorer la qualité de vie des Autochtones.

« Je les remercie énormément pour leur temps, pour les sujets qu’ils ont abordés, les suggestions qu’ils ont données, les préoccupations qu’ils ont soulignées. Ça nous a aidés comme premiers ministres de mieux comprendre ce qu’on peut faire collectivement pour [améliorer] la qualité de vie des peuples autochtones au Canada », affirme Brian Gallant.

La réunion a permis aux délégués autochtones présents d’exprimer leurs préoccupations, leurs idées, et de jeter les bases de partenariats qui vont bénéficier aux communautés autochtones, explique Fancyne Joe, présidente intérimaire de l’Association des femmes autochtones du Canada. Il est important pour son groupe de participer à ce genre de relations collaboratives, ajoute-t-elle, « parce que cela fera partie d’une véritable réconciliation ».

Robert Bertrand, chef national du Congrès des peuples autochtones, est aussi satisfait de la réunion.

Les dirigeants de l’Assemblée des Premières Nations, de l’Inuit Tapiriit Kanatami et du Ralliement national des Métis ont toutefois décliné l’invitation de participer à la réunion, comme ils l’avaient fait l’an dernier. Brian Gallant exprime sa déception à ce sujet.

« C’est malheureux quand même. C’est une belle opportunité pour nous d’écouter ces leaders pour mieux comprendre ce qu’on peut faire collectivement pour [faire progresser] la qualité de vie, faire croître l’économie de façon inclusive pour [faire] avancer les peuples autochtones autour du pays », estime M. Gallant.

Les groupes absents réclament des relations plus respectueuses

Ces groupes veulent participer à la réunion même des membres du Conseil de la fédération au lieu d’une activité tenue en marge de l’événement, explique Clément Chartier, du Ralliement national des Métis.

Il explique que les organisations autochtones et métisses constituent l’un des trois paliers de gouvernement du pays, avec les gouvernements provinciaux et fédéral.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, explique que la participation des Autochtones est généralement minimisée lors des réunions du Conseil de la fédération, des activités connexes et d’autres forums intergouvernementaux.

L’Assemblée des Premières Nations réclame un processus plus respectueux qui refléterait de véritables relations intergouvernementales, ainsi que les droits, les titres et la juridiction des Premières Nations, ajoute M. Bellegarde.

Quant à l’Inuit Tapiriit Kanatami, la porte-parole Erin Brandt Filliter explique que tous les représentants de l’organisation participent plutôt à l’assemblée générale du Conseil circumpolaire. L’activité n’a lieu qu’une fois tous les quatre ans, et elle rassemble des délégués du Canada, du Groenland, des États-Unis et de la Russie, précise-t-elle.

L’Inuit Tapiriit Kanatami cherche quand même une collaboration plus étroite avec le Conseil de la fédération, ajoute Erin Brandt Filliter, par exemple en participant au choix des sujets prioritaires pour les Autochtones qui seraient abordés lors des réunions. Il faut aussi reconnaître l’importance du rôle joué par les organisations autochtones auprès des gouvernements provinciaux et territoriaux, souligne-t-elle.

La réunion des premiers ministres et des représentants autochtones précède celle des membres du Conseil de la fédération, qui aura lieu jeudi et vendredi à St. Andrews, au Nouveau-Brunswick.

L’été dernier, les chefs de l’Assemblée des Premières Nations, de l’Inuit Tapiriit Kanatami et du Ralliement national des métis ont boycotté la même activité en expliquant qu’ils cherchaient plutôt une inclusion complète et authentique à la réunion annuelle des premiers ministres des provinces et des territoires.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Les glucides mettent-ils notre santé en jeu?





Rabais de la semaine