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Robert-Falcon Ouellette se retire de la course à la présidence de la Chambre des communes

Le député autochtone Robert-Falcon Ouellette se retire de la course à la présidence de la Chambre des communes à Ottawa. Il a publié un message sur sa page Facebook pour annoncer la nouvelle.

« Lors d'une rencontre avec mes électeurs, j'ai suggéré que le président de la Chambre ait la capacité d'influencer un ministre ou le premier ministre. Je n'ai à aucun moment eu l'intention de suggérer un quid pro quo », écrit le député de Winnipeg-Centre Robert-Falcon Ouellette.

M. Ouellette ajoute qu'il « regrette profondément toute impression qu'[il] a pu donner du rôle du président de la Chambre ».

Et de poursuivre : « Même si je ne sous-entendais rien d'autre, le président de la Chambre, en tant que député a tout de même la capacité de transmettre les préoccupations de ses électeurs à l'attention du gouvernement, je me dois de prendre la responsabilité de ma maladresse dans la façon dont je me suis exprimé. »

Il conclut qu'il faut « relever les standards » avec le nouveau Parlement et qu'il n'y fait « pas exception ».

Des déclarations surprenantes

Lors d'un discours prononcé devant ses électeurs à Winnipeg, samedi, Robert-Falcon Ouellette a fait valoir que d'anciens présidents de la Chambre des communes lui avaient confié que le poste permettait de jouir d'une « grande influence » sur le premier ministre.

M. Ouellette a rapporté que ces anciens élus lui avaient assuré que lorsque le président de la Chambre avait un enjeu à régler dans sa circonscription, il pouvait tout simplement « appeler le premier ministre à son siège ».

Dans son allocution, la recrue libérale a ajouté que le président de la Chambre a une influence considérable puisqu'il contrôle les débats et que le premier ministre souhaite le « garder heureux ».

Une course relevée

L'élection du président de la Chambre sera le premier sujet à l'ordre du jour lors de l'ouverture de la session parlementaire, le 3 décembre prochain.

Plusieurs députés libéraux d'expérience, dont Geoff Regan, Denis Paradis, Yasmin Ratansi, Mauril Bélanger et Scott Simms, sont intéressés à présider les débats de la Chambre des communes. Le député conservateur Bruce Stanton convoite également le poste.

Au cours de la première séance, ce rôle revient au doyen des députés, le bloquiste Louis Plamondon.

Les députés de partout au Canada éliront leur prochain président le 3 décembre.

 

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