Retour

Roméo Saganash salue l'élection du nouveau chef du Grand Conseil des Cris

Le député d'Abitibi-Baie-James-Nunavik-Eeyou, Roméo Saganash, accueille favorablement l'élection d'Abel Bosum au poste de grand chef du Grand Conseil des Cris (GCC).

Abel Bosum, ancien négociateur du gouvernement de la Nation crie, a remporté le second tour de scrutin avec 55,91 % des voix devant le grand chef adjoint sortant, Rodney Mark. Il va succéder à Matthew Coon Come, qui a annoncé au début du mois de juin qu'il tirait sa révérence après cinq mandats.

L'expérience au profit de la collectivité

Roméo Saganash parle de l'élection de M. Bosum comme d'une « sage décision de la nation crie ».

« Nous avons un grand chef qui a négocié la plupart des ententes récentes que nous avons entre les Cris et les deux niveaux de gouvernement, rappelle M. Saganash, ajoutant qu'Abel Bosum devient le cinquième à siéger à la tête du Grand Conseil des Cris en plus de 40 ans d'existence. Donc, c'est tout à fait approprié que ce soit le négociateur de ces ententes qui soit le grand chef pour les mettre en oeuvre. »

Des défis de taille

Roméo Saganash admet que la tâche d'Abel Bosum ne sera pas aisée pour autant. Il cite entre autres la « crise du logement » qui sévit dans le nord. « Il manque environ 2000 maisons chez les Cris, donc il veut s'attaquer à ça. Et connaissant Abel [Bosum], tous les défis qu'il a entrepris, auxquels il s'est attaqué dans le passé, il a livré [la marchandise]. »

Roméo Saganash est aussi d'avis que l'intégration à l'emploi de quelque 500 jeunes par année en moyenne représentera un défi considérable pour les dix prochaines années. « Ça veut dire 5000 emplois chez les Cris pour les dix prochaines années, évalue-t-il. Et je pense que M. Bosum réalise pleinement les défis qui sont devant lui. »

Bonnes relations avec les gouvernements

« Il y a de grands défis pour lui dans les prochaines années, il va en avoir plein les mains pour les quatre prochaines années, mais le connaissant, je sais qu'il va livrer la marchandise au nom des Cris. Que ce soit au niveau de l'autonomie gouvernementale locale de chacune des communautés, que ce soit à d'autres niveaux, mais surtout dans la mise en oeuvre des ententes que nous avons autant avec le fédéral qu'avec le Québec, poursuit M. Saganash. Je pense que c'est tout à fait l'homme désigné pour la job présentement. »

« Je disais justement à quelques chefs [de l'Assemblée des Premières Nations] : "Combien de chefs que vous connaissez au Canada reçoivent l'appel du premier ministre du Québec après son élection?" C'est le respect que le gouvernement a de la part du gouvernement du Québec et, j'en suis pas mal certain, du gouvernement du Canada aussi », conclut Roméo Saganash.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine