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Rouyn-Noranda prépare le terrain en vue de la légalisation du cannabis

Au moment où le Sénat adoptait le projet de loi C-45 sur la légalisation du cannabis mardi soir, la Ville de Rouyn-Noranda tenait une première séance d'information sur l'application de la future loi, qui devrait entrer en vigueur d'ici deux à trois mois.

Un texte de Marc-Olivier Thibault

La rencontre a attiré près d'une centaine de personnes à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Trois conférenciers ont donnés de l'information en lien avec le cannabis, notamment sa légalisation, la distribution et les risques liés à la santé.

La séance d'information a commencé avec le rôle des municipalités dans l'encadrement de la production du cannabis et la vente de produits sur le territoire.

Par exemple, Rouyn-Noranda prévoit interdire les points de vente de la future Société québécoise du cannabis près des milieux scolaires, explique la conseillère en urbanisme à la Ville, Frédérique Cloutier-Pichette.

Le gouvernement provincial interdit de fumer dans les lieux publics ou près des jeux pour enfants, dit-elle. Donc nous en partant de cette prémisse-là, on va s'éloigner à une distance minimale de 500 mètres des parcs, des écoles, des garderies et des lieux familiaux.

Les participants à la rencontre ont salué l'initiative de la Ville de Rouyn-Noranda de tenir cette séance d'information.

C'est le cas de Gérard Thomas, un citoyen qui a dit repartir de la rencontre avec des préoccupations en moins. Honnêtement je n'étais pas un "procannabis", mais il faut se rendre à la réalité. En plus de ça, [il est important de] connaître davantage les effets pour qu'on puisse sensibiliser la population. Ce n'est pas que les jeunes, c'est tout le monde, ajoute le Rouynorandien.

L'avocat et ancien député du Bloc québécois Marc Lemay a assisté à la rencontre. Il a expliqué qu'il appréciait que la Ville n'attende pas l'entrée en vigueur de la loi pour réfléchir à ses effets.

Généralement, on consulte la population après que les lois soient passées. Le cannabis, ça va devenir une réalité, donc on fait comment? [Il faut établir] ce que nous on s'apprête à faire et ce qu'on veut faire.

Rouyn-Noranda n'accueillerait pas de succursale de la Société québécoise du cannabis pour l'instant, mais cela pourrait changer dans les années à venir, selon la Ville.

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