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Saguenay reçue froidement en commission parlementaire à Québec

Le conseiller municipal Luc Boivin a eu peine à défendre la position de Saguenay sur les nouvelles règles de transparence dans l'administration municipale que propose le gouvernement provincial.

Un texte de Catherine Paradis

À l’ouverture de la commission parlementaire sur le projet de loi 122, le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire, Martin Coiteux, a précisé d’emblée qu’il vise d’abord et avant tout à rendre les municipalités plus redevables envers leurs citoyens.

Le document propose notamment de rendre publics davantage de contrats octroyés par les villes.

Je vous le dis, on va scléroser le système.

Luc Boivin, conseiller municipal de Saguenay

Dans un mémoire, le conseiller municipal Luc Boivin a parlé de bureaucratie inutile.

« Il faudra de cinq à six employés pour répertorier toutes ces factures », a-t-il indiqué.

Le projet de loi forcerait aussi les villes à soumettre publiquement, dès le départ, des projets plus étoffés pour la construction ou la rénovation d’infrastructures municipales.

La Ville de Saguenay craint plutôt de finir par perdre des subventions en raison de délais inutiles et contreproductifs.

Rebuffade en règle

Le ministre Martin Coiteux a clairement eu du mal à comprendre la position de Saguenay.

On ne veut pas que les citoyens soient dans l’ignorance de ce que vous voulez faire comme ville.

Martin Coiteux, ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire

Même réaction du côté du député péquiste Martin Ouellet qui appuie ces éléments du projet de loi.

Je me rends compte que sur plein d’articles qui vous demanderaient de rendre des comptes aux citoyens, vous êtes complètements en désaccord.

Martin Ouellet, député de René-Lévesque

Il reproche à la Ville de Saguenay de privilégier la quantité plutôt que la qualité.

« Avoir moins de temps à la discussion, ça rend les conseillers municipaux plus efficaces? Expliquez-moi ça parce que ce que je comprends, c’est que tout est une question de temps et non de contenu », a-t-il reproché à Luc Boivin.

Le seul député à avoir montré de l’ouverture au conseiller municipal est le caquiste Mario Laframboise qui a convenu que le projet de loi contient certaines zones grises.

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